Aller au contenu principal

Saint-Nectaire
Nouveau nom, nouvelles missions pour le syndicat Saint-Nectaire

Le Syndicat Saint-Nectaire a modifié ses statuts lors d’une assemblée générale extraordinaire. Il devient « Interprofession du Saint-Nectaire ».

De gauche à droite : Bernard Blay, Patrice Chassard, Didier Montagne (KPMG) et Pascal Servier.
De gauche à droite : Bernard Blay, Patrice Chassard, Didier Montagne (KPMG) et Pascal Servier.
© uvergne Agricole
 

Afin d'être en conformité avec la nouvelle  réglementation des AOC, le syndicat Saint Nectaire a procédé, la semaine dernière, à la modification de ses statuts et constitué une « Interprofession du Saint Nectaire » (ISN). Cette nouvelle organisation est composée d'un conseil de 24 membres réunis au sein de quatre collèges. Elle a deux missions : une mission d'Organisme de défense et de gestion (ODG) et une mission syndicale. « C'est une nouvelle étape de notre organisation qui doit permettre d'avancer de façon unanime» a déclaré Bernard Blay, directeur du Syndicat.

Adaptation du cahier des charges

Une nouvelle gestion de l'AOC  Saint-Nectaire est donc désormais enclenchée. Elle s'appuie sur les conclusions de l'enquête réalisée par l'EDE du Puy-de-Dôme qui préconisent la nécessité d'adapter rapidement les différents opérateurs aux exigences du cahier des charges. Deux points essentiels issus de ce constat sont inscrits dans le plan d'action triennal 2007-2010 que devrait conduire l'ensemble des partenaires de la  filière : faciliter l'élevage des vaches et des génisses sur la zone, et développer l'autonomie fourragère des exploitations (Lire encadré). « Ce projet est ambitieux mais raisonnable. Et nous souhaitons que l'ensemble des partenaires de la zone AOC puisse être coordonné pour faire progresser le territoire vers le respect du cahier des charges » a insisté le directeur.

La formation accompagne les producteurs

L'assemblée générale ordinaire qui a précédé la modification des statuts a été l'occasion de dresser le bilan de l'année 2006 du syndicat Saint Nectaire. Un bilan marqué notamment par l'amélioration de la qualité bactériologique des fromages en blanc et affinés, « même si les efforts sur la qualité sanitaire et la conduite du troupeau doivent être accrus » précise Jean-François Guittard.  Un bilan également marqué par l'accompagnement des producteurs vers l'amélioration de leur produit. Pour cela, des formations sur l'alimentation,  la complémentation des rations  et l'hygiène sont ou vont être proposées aux producteurs. Par ailleurs,  un travail assidu de la commission dégustation a permis de faire ressortir une amélioration notable sur les St Nectaire fermiers et laitiers, sur les critères « aspect extérieur » et « goût ». 348 fromages (57 St Nectaire laitiers, 291 fermiers) sont passés en dégustation. Il y a eu 12 avertissements en laitier et 52 en fermier.

Zoom sur...

Le plan d'action triennal 2007-2010
1- Faire naître des génisses laitières sur la zone Aoc St Nectaire (financé par le Conseil général du puy de Dôme) :
- Aide de 150 euros par plan d'accouplement réalisé par un conseiller développement
- 400 euros par élevage avec 30 % d'IA en race pure laitière
- 600 euros par élevage avec 50 % d'IA en race pure laitière
La période prise en compte est de juillet 2007 à juin 2008
- Prise en charge des analyses BVD + Para tuberculose des animaux entrant sur la zone

2- Favoriser l'autonomie fourragère avec appui individuel (financé par le Conseil régional d'Auvergne)
- Prévision de 3 interventions par exploitation ; soit un objectif de 100 exploitations visitées d'ici trois ans.
- Mise en place de fermes repères pour assurer les formations collectives.

 

Ils ont dit...


- Patrice Chassard, président du Syndicat St Nectaire
A propos de l'adaptation au cahier des charges Aoc : «Nous devons être capables de mettre en place une stratégie sur le long terme, indispensable à la valorisation du St Nectaire. Sinon, l'intérêt de l'appellation n'aura plus lieu d'exister ».

- Bibiane Beaumont, directrice du Contrôle Laitier (EDE 63)
A propos du plan d'action triennal : « la formation collective relative au développement de l'autonomie fourragère des exploitations de la zone AOC sera couplée à du suivi individuel. C'est un service orienté vers tous les producteurs, qu'ils soient en contrôle laitier ou non ».

- Jean-Luc Dischamp, directeur général de la Société laitière Dischamp
« Nous devons absolument maintenir la production de 14 000 tonnes de St Nectaire. Or, aujourd'hui, près des deux tiers des producteurs ont des difficultés pour signer la déclaration d'aptitude. Si nous perdons notre niveau de production, nous aurons ensuite beaucoup de mal à le retrouver. Les marchés seront perdus ! (...)Très rapidement, il faut apporter des réponses techniques pour qu'un maximum de producteurs puisse entrer dans l'AOC ».

- Pascal Servier, président de la Fdpl du Puy-de-Dôme
« L'évolution technique, doit-on la faire pour le beurre/ poudre ou pour l'Aoc ? Car aujourd'hui c'est le prix du beurre et de la poudre qui tire le lait AOC et non l'inverse !

 

 

  Le Saint-Nectaire en chiffres


243 producteurs fermiers, soit 6 500 tonnes de fromages.
657 producteurs laitiers, soit 7 800 tonnes de fromages.
14 300 tonnes de volume total.
54 producteurs fermiers affineurs.
27 affineurs.
800 tonnes en vente directe.
4 700 tonnes en libre service.
7 900 tonnes à la coupe.

 

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière