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« Nous venons de traverser une année de crise »

Jeudi 5 janvier, les Jeunes agriculteurs de Lozère ont présenté leurs vœux pour l’année 2017. L’occasion de revenir sur les grands moments de l’année venant de s’écouler et de tracer les grandes lignes des prochains douze mois.

Outre la défense du métier d’agriculteur, les Jeunes agriculteurs de Lozère veulent promouvoir le côté positif du métier.
Outre la défense du métier d’agriculteur, les Jeunes agriculteurs de Lozère veulent promouvoir le côté positif du métier.
© Sandra Hartmann

Avec les 20 ans de la fête de la terre, l’une des belles réussites de l’année aura été l’organisation de la deuxième édition de la Botte à la toque. Événement pour lequel quatre jeunes agriculteurs étaient associés à quatre chefs. Les duos devaient préparer un plat avec du veau de Lozère et un dessert à base de miel ou de châtaigne. Sept cents burgers lozériens ont été vendus et les Jeunes agriculteurs ont enregistré 3 000 entrées. Autres temps forts de la vie locale auxquels le syndicat a pu participer ou carrément en être l’organisateur via ses groupes cantonaux : marche gourmande d’Aumont-Aubrac, Foire grasse de Langogne, journée montagne à Grandrieu, etc. Animation des territoires ruraux et défense du métier, deux axes importants pour les Jeunes agriculteurs, il faudrait y ajouter l’amélioration du revenu et de la qualité de vie des agriculteurs. « Nous venons de traverser une année de crise, difficile pour le prix du lait et de la viande, souligne Julien Tufféry, le président du syndicat. Nous payons les pots cassés d’une diplomatie désastreuse avec des prix payés aux agriculteurs bien inférieurs aux coûts de production. Pourtant, l’agriculture est une chance pour la France et sa croissance. » Marchant avec leurs homologues de la FDSEA, les Jeunes agriculteurs ont ainsi manifesté afin de demander le déblocage des marchés à l’exportation pour les veaux laitiers, la fermeture étant intervenue suite à la FCO. La place Urbain-V à Mende a aussi été occupée par une centaine de tracteurs. Et la mobilisation s’est régulièrement poursuivie : blocage d’une plateforme de distribution ou remise de tracts, etc. La profession agricole a également organisé une rencontre avec les responsables des GMS de l’ex région Languedoc-Roussillon ayant abouti à la signature d’une charte de soutien à l’élevage à travers laquelle les grandes surfaces se sont engagées à lutter contre la volatilité des prix. « L’origine des produits est un combat tenant à cœur aux Jeunes agriculteurs, explique Sylvain Chevalier. Nous avons été vérifiés la viande d’un grossiste mendois, moins de la moitié était française. » Depuis le 1er janvier, l’étiquetage de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés est obligatoire, « et nous allons être vigilants sur ce point », promet-il.

La suite dans le Réveil Lozère, page 6, édition du 12 janvier 2017, numéro 1392.

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