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“Nous n’entendons pas en rester au stade des études”

État et Conseil général sur la même longueur d’onde lors de la signature officielle du PDMI 2009-2014.

Un engagement de l’État qualifié d’“historique” par Vincent Descœur entouré d’élus de communes concernées par l’aménagement de la RN122.
Un engagement de l’État qualifié d’“historique” par Vincent Descœur entouré d’élus de communes concernées par l’aménagement de la RN122.
© P.O.

Toute formelle qu'elle soit, la signature de la convention relative au programme de modernisation des itinéraires du réseau routier national en Auvergne (PDMI) pour la période 2009-2014 avait pour le président du Conseil général, un goût particulier, des plus suaves. Et comme Patrick Stéfanini, préfet de la région Auvergne, qui engageait la signature de l'État, Vincent Descœur n'a pas boudé son plaisir de voir ainsi aboutir officiellement la première étape du marathon qu'il a engagé pour faire de la RN 122 une nationale digne de ce nom et un réel axe de désenclavement du Cantal. "Cette signature n'est pas que symbolique, elle est déterminante pour le département, a assuré le député le 19 juillet. C'est le fruit d'un long travail de réflexion, d'échanges et de concertation qui consistait à arrêter le parti pris sur le tracé et la participation de l'État". Un État qui a décidé d'une rallonge de cinq millions d'euros à son chèque initial - 37 millions d'euros (Me) - et au financement voté par l'Assemblée départementale (10 % du total soit une contribution du Département à hauteur de 4,2 Me). Un engagement des pouvoirs publics "jamais atteint", que saluait le chef de l'exécutif départemental, sans omettre de regretter la fin de non-recevoir délivrée par la Région et de répéter son ambition de voir émises au cours de ce programme des hypothèses sur le contournement de Maurs et le raccordement avec le Lot "pour que le prochain PDMI soit décisif".

Un aboutissement et une étape

"Avant de parler des routes, je voudrais parler de l'économie, a entamé le préfet de Région. J'ai visité ce matin deux entreprises extraordinairement dynamiques, cham-pionnes dans leur secteur, la cosmétologie, où on m'a parlé de difficulté à recruter de la main d'œuvre. Cela pose la question des conditions d'accès" à Aurillac. La transition était habilement trouvée pour le représentant de l'État pour marquer l'apport de la modernisation de la RN 122 au regard des enjeux économiques, d'aménagement du territoire mais aussi de sécurité routière. Et Patrick Stéfanini de relever le poids du PDMI auvergnat : le quatrième au plan national de par la contribution de l'État. "Nous ne sommes précédés que par l'Ile-de-France, Rhône-Alpes et Paca", a-t-il souligné en rendant à son tour hommage à l'ambition et au pragmatisme de son interlocuteur cantalien dans ce dossier. En écho à ce dernier, Patrick Stéfanini s'est avancé sur un début des travaux en 2012 pour le contournement de Sansac-de-Marmiesse, soit le lancement de l'enquête d'utilité publique - préalable à la délégation d'utilité publique - à l'été 2011. Quant à la déviation de Polminhac, le préfet de Région a dit avoir veillé à ce que soient inscrites dans le PDMI actuel "des choses qui se passeront en 2014" (voir le calendrier). "Nous n'entendons pas en rester au stade des études", a affiché le préfet, précisant que ce PDMI était à la fois un aboutissement et une étape. "Même si les routes n'ont pas toujours bonne presse, remarquait-il - non sans arrière-pensée - l'aménagement routier devra être poursuivi au-delà de 2014 via un nouveau PDMI et des études sur le Sud d'Aurillac".

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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