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« Nous avons été bien accompagnés, épaulés et rassurés à chaque étape de notre projet »

Au Gaec Chifoumi, à Landos, David et Karen Mathieu ont fait appel à l’équipe Bâtiments de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire pour faire évoluer leur bâtiment actuel de 65 logettes ; devenu trop petit et pas idéalement situé, cette stabulation sera bientôt remplacée par un grand bâtiment neuf.

David Mathieu sur le chantier de son futur bâtiment qui devrait être achevé en automne 2026.
David Mathieu sur le chantier de son futur bâtiment qui devrait être achevé en automne 2026.
© HLP

Faire évoluer leur installation

Dans le hameau de Bargettes (commune de Landos), David et Karen Mathieu et leur salarié Daniel, employé à temps partiel, élèvent 95 vaches montbéliardes (production annuelle de 600 000 litres de lait collectés par Coopal) sur une SAU de 180 ha. Leur stabulation en libre-service construite dans les années 1980, devenue exiguë au fil du temps et surtout située en plein cœur du village, à proximité immédiate du voisinage, le couple réfléchissait depuis quelques années à faire évoluer cette installation. Une autre contrainte les a poussés à lancer la réflexion : « Nous avons un autre bâtiment, de l'autre côté du village, où nous mettons les génisses et les vaches taries. Toutefois son utilisation nous oblige à effectuer une dizaine de transferts en bétaillères chaque hiver entre nos deux bâtiments ».

Réduire la pénibilité du travail

Le couple avait par ailleurs l'intention de développer son troupeau, en augmentant le nombre de vaches, mais aussi en optant pour une mélangeuse afin d'équilibrer la ration délivrée à leurs vaches. Il tenait aussi à réduire la pénibilité de leur travail quotidien (pour éviter de curer leur stabulation 2 fois par jour, d'avancer l'ensilage à bout de bras, de pailler...) et voulait améliorer le confort de leurs animaux (via des logettes matelas avec farine de paille). Confrontés de surcroît au changement climatique, qui perturbe le bon déroulement de leur pâturage l'été, les Mathieu sont souvent contraints de procéder à des transitions alimentaires ; « dans le nouveau bâtiment, elles bénéficieront de la même ration en permanence » indique David.

Un bâtiment avec caillebotis

C'est avec toutes ces idées en tête, que les associés du Gaec Chifoumi ont fait appel à l’équipe Bâtiments et énergies renouvelables de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire qui leur a conseillé en premier lieu de bien réfléchir à leur projet et de visiter plusieurs bâtiments et notamment équipés de robot de traite puisque cela faisait aussi partie de leur projet « toujours pour réduire la pénibilité du travail, pour la flexibilité qu'il offre au quotidien et la possibilité de se dégager du temps » indiquent les éleveurs. Au fil de leurs visites, leur choix s'est arrêté sur un bâtiment avec caillebotis.

« Notre stabulation ne pouvant être agrandie, nous avons trouvé un site idéal pour notre futur bâtiment, à proximité de notre bâtiment de stockage construit en 2021, et ce grâce à un voisin retraité agricole qui a accepté de faire un échange foncier. Nous le remercions chaleureusement pour son geste et sa compréhension » souligne David.

« Les conseillers font preuve d'une grande disponibilité »

La conseillère du service bâtiment, Virginie Nabaline, les a aidés à réaliser les plans de leur bâtiment à charpente métallique de plus de 2000 m2, comprenant 100 logettes sur caillebotis, 2 robots de traite, 30 places sur aire paillée, pour les vaches taries, à problèmes et prêtes à vêler, ainsi qu'un espace dédié au logement des veaux. La conseillère a calculé le volume nécessaire pour la fosse qui sera placée sous le bâtiment et a fait en sorte que le projet respecte scrupuleusement la réglementation et les normes environnementales en vigueur ; des prérequis indispensables pour prétendre aux aides allouées par la Région

« Virginie Nabaline nous a conseillés afin de limiter le rayonnement direct dans le bâtiment. Je peux dire que nous avons été bien accompagnés, épaulés et rassurés à chaque étape de notre projet. On sent qu'il y a une bonne entente au sein de l'équipe Bâtiments car chacun apporte ses compétences à l'agriculteur. Les conseillers font preuve d'une grande disponibilité et on voit qu'ils sont passionnés par leur travail. On peut vraiment compter sur eux ! ». 

L’équipe Bâtiments s'est chargée d'instruire les dossiers de demande de permis de construire et de demande de subventions, ce qui a été un véritable gain de temps pour nous.  

Ces éleveurs ont souhaité équiper la toiture de leur future stabulation d'une centrale photovoltaïque en vue de supporter une partie de l'investissement total qui se monte à plus de 1 million d'euros. Et sur ce point, le service a été très réactif puisqu'il nous a permis de constituer notre dossier juste avant l'examen du moratoire du 30 juin 2025 à l'Assemblée nationale et avant la publication de nouveaux tarifs relatifs aux installations photovoltaïques implantées sur bâtiment.

« C'est sûr qu'il s'agit d'un gros investissement pour nous, mais nous pensons que c'était nécessaire pour l'avenir de notre exploitation et notre bien-être professionnel. Nous avons 40 ans, il nous reste encore 20 ans à travailler et j'ai moi-même des problèmes d'épaules... Il fallait prendre une décision explique Karen en ajoutant que la remontée du prix du lait depuis 2 ans les a confortés dans leur choix ».

 

 

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