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À nos lecteurs d'aujourd'hui et de demain

Le gouvernement s'est engagé il y a quelques années dans une grande réforme de la gestion des aides à la presse, lesquelles se traduisent pour l'essentiel par des dispositions fiscales (TVA) et une aide à la distribution (poste ou portage). Des études et des rapports ont été réalisés afin de conforter au mieux les décisions à prendre dans le but d'optimiser la gestion des fonds publics. Il y a un an, la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, ministre de tutelle de la presse, annonçait la création d'une nouvelle catégorie de presse dite «de la Connaissance et du savoir», à côté de la presse d'information politique et générale (IPG) déjà existante. Cette nouvelle catégorie de presse devait permettre, entre autres, de distinguer la presse récréative et de loisir des presses scientifiques, médicales, agricoles, juridiques... dont les contenus d'intérêts s'éloignent du divertissement. La presse agricole et rurale était donc directement concernée par la création de cette nouvelle catégorie de presse, qui devait notamment permettre le maintien de tarifs postaux préférentiels.

Sans aucune concertation, ni discussion avec les représentants professionnels des organes de presse concernés, nous avons appris vendredi 17 juin que le projet, pourtant confirmé lors du conseil des ministres du 2 décembre, était purement et simplement abandonné. Officiellement pour des raisons de gestion administrative, réellement pour d'autres motivations moins avouables !

La traduction concrète et immédiate de cette nouvelle position semble être maintenant une progression plus soutenue des tarifs postaux ! Lorsque l'on sait que l'écart des tarifs postaux entre la presse d'information politique et générale et notre type de presse est déjà de plus de 50 % ; que nos tarifs postaux ont progressé de 47 % sur les sept dernières années, dans le but de régler le déficit de la Poste sur le transport presse qui reste, aujourd'hui, toujours dans le rouge ; que les soutiens à la presse sur ce point ne règlent pas les problèmes des titres qui en profitent le plus (IPG), et ne permettent pas non plus de résorber le déficit de la Poste, la récente décision est purement scandaleuse !

Elle résonne comme une provocation à l'égard de notre type de presse.

Pour la production et les services que la profession agricole apporte à notre société, pour le rôle d'information que cette presse agricole assure entre les pouvoirs publics, les attentes de la société et la profession, n'y a t-il pas la place pour un soutien et une reconnaissance à la hauteur des services rendus ? Le lecteur de la presse agricole, presse des territoires par excellence, ne mérite t-il pas la même considération que celui de la presse IPG ?

André Dremaux, Président du Syndicat National de la Presse Agricole, Rurale et Cynégétique

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