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Chevaux lourds
Nombreux au Départemental malgré la conjoncture

Saint-Flour a accueilli samedi le 14e concours départemental organisé par le syndicat des éleveurs, en collaboration avec les Haras.

Le prix de famille a été décerné à Marc Flagel, suivi d’Alfred Clavel. En médaillon, Roger Condamine.
Le prix de famille a été décerné à Marc Flagel, suivi d’Alfred Clavel. En médaillon, Roger Condamine.
© C.F.
Il s’agissait d’une première sur les Allées Pompidou et “de manifester une nouvelle fois pour la Ville son attachement au monde agricole qui constitue le socle de l’économie de notre territoire”, ainsi que l’exprimait lors des discours le sénateur Pierre Jarlier. C’est ainsi de nombreux visiteurs, professionnels ou simples curieux, qui, tout au long de cette journée, sont venus admirer les plus beaux représentants de quatre races de chevaux lourds. Quant au président du syndicat des éleveurs de chevaux de races lourdes du Cantal, Roger Condamine, il se félicitait d’un événement dont l’importance était illustrée par le nombre, “240 chevaux et poulinières appartenant à 130 éleveurs d’ardennais, bretons, comtois et percherons.” Une manifestation à la mesure de l’importance de ces races dans le Cantal, faut-il le rappeler, premier département français pour l’élevage de chevaux de trait.

“Il faut s’accrocher”

 

Pourtant, depuis trois ans, la conjoncture n’est guère favorable, mais les éleveurs tiennent bon : “Cette année, nous avions peur, au vu des événements, que la participation baisse mais finalement, nous avons eu la même qu’il y a deux ans sur Pleaux”, indiquait aussi le président qui faisait ainsi référence au cours des poulains. “Nous n’avons pas encore eu la foire de Maurs et c’est donc difficile de dire grand-chose sur l’évolution des cours, mais il serait souhaitable qu’ils remontent car, autrement, le risque est que les éleveurs se détournent de cette production.” Le gros handicap c’est, expliquait-il, “l’augmentation des céréales et donc, de l’aliment avec un cours du poulain maigre qui ne va sûrement pas monter non plus…” Une baisse des cours directement liée à l’export : “L’Italie achète tout et ainsi, fait les prix… Le Cantal est peut-être le premier producteur mais, quand on veut acheter en France un steak de cheval en grande surface, il vient d’Argentine…”, déplorait-il. La situation des Haras nationaux dans notre département reste aussi un handicap, “car c’est le flou complet quant à leur maintien et cela gêne beaucoup les petits éleveurs qui ont deux ou trois juments car, s’il n’y a plus personne pour faire le service, ils risquent eux aussi de jeter l’éponge”. Cependant, samedi, la tendance n’était pas à la morosité et le président y croit : “Je voudrais que cette filière continue et, pour l’instant, ce n’est pas brillant brillant, mais il faut s’accrocher et j’ai l’espoir que les cours remonteront, sachant quand même qu’un léger mieux se profile depuis deux ou trois ans.” Après présélection des animaux lors de onze concours locaux du Cantal, les meilleurs élevages (lire palmarès en page 6) étaient donc en lice à Saint-Flour, “une belle manifestation sur un beau site, et ça compte !”

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Rédaction Réussir

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