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Niveau de risque élevé : confinement pour toutes les volailles

À ce jour, aucun cas de grippe aviaire hautement pathogène n'a été recensé en Haute-Loire. Mais le niveau de risque élevé conduit à un confinement sur toute la France. 

La Haute-Loire n'est pas concernée ; aucun foyer d'IAHP n'a été, à ce jour, recensé.
La Haute-Loire n'est pas concernée ; aucun foyer d'IAHP n'a été, à ce jour, recensé.
© HLP

Face à l'évolution des cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) dans la faune sauvage et dans les exploitations d'élevage, la France a été placée en risque élevé depuis le 22 octobre 2025 (arrêté ministériel du 17 octobre 2025 qualifiant le niveau de risque en matière d’influenza aviaire hautement pathogène).

Aucun foyer d'IAHP  en Haute-Loire

Pour la saison actuelle, qui s’étend d’août 2025 à fin juillet 2026, la France fait face à plusieurs foyers d’IAHP. La Haute-Loire n'est pas concernée ; aucun foyer d'IAHP n'a été, à ce jour, recensé. Mais dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, un foyer a été identifié dans l'Allier.

11 foyers en France

En date du 3 novembre, 11 foyers ont été recensés dans des élevages commerciaux (Pas-de-Calais, Loire-Atlantique, Lot-et-Garonne, Vendée, Cher, Haute-Marne, Allier, Côte-d'Or, Marne, Vendée) ; 4 foyers dans des basses-cours non commerciales (Loire-Atlantique, Seine-Maritime, Charente-Maritime, Vendée). Sur le front de la faune sauvage, plus d’une centaines d'événements de mortalité avec des cas détectés depuis le 5 août ont été recensés. Les départements les plus concernés sont le Morbihan, les Hautes-Pyrénées, l’Aube, la Charente-Maritime et la Marne.

Niveau de risque actuel : élevé

Depuis le 22 octobre 2025 donc, le niveau de risque IAHP a été porté au niveau élevé en France.

En résumé, cette décision entraîne la mise en oeuvre des mesures de prévention et de biosécurité renforcées suivantes :

- Pour l’ensemble du territoire : mise à l'abri des volailles de toutes espèces ; interdiction de rassemblements d'oiseaux ; mise en place de mesures de biosécurité renforcée lors du transport de palmipèdes ; conditions particulières d’utilisation d’appelants ; conditions avant le mouvement de gibier à plumes.

- Zones à risque de diffusion (ZRD1) : réalisation de tests virologiques avant mouvement de palmipèdes entre deux élevages ; conditions particulières d’accès des intervenants dans les élevages de palmipèdes.

Des mesures de biosécurité permanentes

Il est à noter que ces mesures renforcées viennent en complément des mesures de biosécurité à appliquer de manière permanente.

La liste des communes en zone de protection (ZP) et zone de surveillance (ZS) est indiquée dans les arrêtés préfectoraux de zone publiés dans le recueil des actes administratifs de chaque département, ainsi que dans les décisions d’exécution de la Commission concernant les mesures d’urgence motivée par l’apparition de foyers d’influenza aviaire hautement pathogène dans certains États-membres.

Les mesures de biosécurité (de routine ou renforcées) permettent de réduire le risque d’introduction et de propagation du virus au sein des élevages et des basses-cours. Afin de connaître les différentes mesures à mettre en place selon votre situation, vous pouvez consulter la page du Ministère de l’Agriculture dédiée à cette rubri- que : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurit…

Source Ministère de l'agriculture

RAPPEL : La consommation de viande, foie gras et œufs – et plus généralement de tout produit alimentaire à base de volaille – ne présente aucun risque pour l’Homme..

 

Clément Lombard : "Nous, en tant qu'éleveur, on ne peut que subir"

Clément Lombard est associé du Gaec des Hirondelles à St-Pal-de-Mons avec son oncle Hugues Souvignet. En marge d'un troupeau de vaches laitières, le Gaec a mis en place un bâtiment volailles à l'installation de Clément en 2016. En alternance, selon le planning de l'abattoir, les agriculteurs reçoivent des poulets de chairs (blancs ou jaunes ou avec ou sans cou plumé selon l'appellation courante) ou des pintades ; ils pourraient éventuellement aussi accueillir une bande de canards.
Depuis l'arrivée de la grippe aviaire, les éleveurs restent suspendus à la réglementation sanitaire qui leur est imposée. "Nous, en tant qu'éleveur, on ne peut que subir" lance Clément. Actuellement, leurs 5 200 pintades sont confinées dans le bâtiment ; elles ont interdiction de sortir dans le parc d'1 hectare qui leur est d'ordinaire dédié dès 6 à 8 semaines. La règle est stricte, confinement pour tous. Clément a néanmoins demandé une dérogation. Il attend dans les jours qui viennent la visite PULSE, qui va contrôler les règles de biosécurité sur l'exploitation, et il l'espère, accorder une sortie de ses animaux au 60e jour, sur un parcours réduit à 1/3 de sa surface. Seront vérifiés par cet audit, la désinfection des camions venant sur l'exploitation (livraisons de gaz, d'aliments…), le respect de tenues adéquates pour entrer dans les bâtiments…
Le confinement a des répercussions qu'il n'est pas toujours évident de mesurer. Néanmoins, le jeune éleveur explique : "il est très difficile de confiner des pintades, car le bâtiment n'est pas conçu pour cela comme le sont les poulaillers industriels. C'est un peu la panique dans le bâtiment, avec des risques accrus d'étouffement, de boiteries, d'animaux qui se piquent entre eux… On note aussi des problèmes de ventilation et par des temps humides, ça nous oblige à changer davantage la litière". Il ajoute, "si on diminue les risques liés à la prédation des renards, corbeaux et autres buses, on perd en rentabilité avec une augmentation de la consommation d'aliments, davantage de pertes, une viande moins ferme…".
Clément Lombard déplore cette situation sanitaire qui dure depuis plusieurs années maintenant, et qui impacte la filière, mais reconnaît que l'éleveur ne peut qu'appliquer les règles en vigueur au risque de prendre des pénalités.

 

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