« On ne vit que des compensations, pas de nos prix »

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Mathieu est agriculteur, à Uzerche, pour lui, « il faut montrer ce qui va bien et dialoguer avec le consommateur ». Crédits : © Émilie Durand

« Avec 70 heures de travail par semaine et des prix identiques depuis 35 ans, je ne vois aucun avenir pour l’élevage allaitant. » François, 42 ans, éleveur d’une centaine de mères limousines, à Meilhards en Corrèze, semble très pessimiste. « Non. Réaliste, précise-t-il. Là où il y avait vingt éleveurs, il n’y en aura plus que deux. Il n’y aura plus de commerce, plus de village, que des grosses structures. Pourtant, il y aurait des mesures faciles à prendre. » S’il se souvient de la venue du président de la République François Hollande au Sommet de l’élevage en 2013, il se souvient également de l’espoir qu’il avait soulevé. Aujourd’hui, c’est la déconvenue : « Allez voir ce qui a été vraiment appliqué dans son discours. Quant à la Pac, ils n’ont même pas fini de me payer 2015 ! » Son père, Daniel, s’inquiète, lui, du niveau des retraites : « 750 euros, c’est en dessous du seuil de pauvreté. Après les assurances pour la maison, la voiture, l’eau, l’électricité, c’est cuit ! Il ne reste plus grand-chose. » Au futur président, ils demandent « des décisions concrètes ». Pour François, « si l’on ne peut pas toucher aux primes, alors qu’on augmente nos aides. On ne vit que des compensations, pas de nos prix. »

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La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du  2 février, numéro 1395.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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