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Montbéliarde
Montbéliarde : Un temps d'échanges entre éleveurs

Président et technicien de Montbéliarde Elevage se sont rendus sur l'exploitation laitière de Michel Fayolle et son frère André sur la commune de St André de Chalencon.

L'exploitation laitière de Michel Fayolle et son frère André sur la commune de St André de Chalencon.
Les discussions étaient animées avec l'élevage des laitières en fil rouge.
© HLP

Au milieu du troupeau de 46 vaches laitières de Michel Fayolle sur la commune de St André de Chalencon, ils sont 5 passionnés d'élevage et plus particulièrement de montbéliardes ce jeudi 28 janvier. L'exploitant et son frère André ouvrier sur la ferme, ainsi qu'un jeune homme de 18 ans Marius Jouve issu du même village et en passe de reprendre l'exploitation d'ici 2 ans et le départ en retraite des 2 frères, font faire le tour de l'exploitation au technicien de Haute-Loire Conseil Elevage et animateur de Montbéliarde Haute-Loire Patrice Boit et du président Jean-Claude Rolly. C'est un moment convivial, que tous apprécient, et qui fait la part belle au métier d'éleveur. Un temps d'échanges, informel, entre éleveurs.
Cette journée est à l'initiative de Montbéliarde Haute-Loire, et vise à aller à la rencontre d'éleveurs qui cotisent au syndicat de race mais ne sont pas des habitués des concours et autres rendez-vous.
"En 2020, en raison de la crise sanitaire, tous les concours d'animaux ont été annulés sur le département comme partout en France. Et pour 2021, la situation semble perdurer à l'instar du SIA qui n'aura pas lieu. Voilà pourquoi, le conseil d'administration de Montbéliarde Haute-Loire a décidé d'innover et de se déplacer chez ses adhérents pour un moment d'échanges" a expliqué Jean-Claude Rolly.


Des échanges tous azimuts
Et ce matin là comme lors de la trentaine de rendez-vous, de ce type depuis juin dernier, nous avons assisté à 2 heures de discussions autour de l'élevage laitier à partir de l'exploitation de Michel et André. De nombreux sujets ont été abordés, tous azimuts, au fur et à mesure de la visite. 46 laitières, une trentaine de génisses et une dizaine de veaux de boucherie constituent le cheptel élevé sur 90 ha  dont 7 de maïs, 18 de céréales, 15 de prairies temporaires et le reste en herbe. Les Fayolle produisent un peu plus que les
325 000 litres de leur quotas ce qui leur permet d'élever des veaux de boucherie. La force de cette exploitation c'est une gestion "en bon père de famille", en limitant les charges grâce notamment à un système autonome en alimentation et en optimisant les investissements. Seul le tourteau de soja est acheté. Les bâtiments sont un peu limites mais les agriculteurs jouent avec d'anciennes bâtisses pour loger tout le monde. Et dans la vieille écurie, ce ne sont pas les veaux qui se plaindront dans leurs box individuels propices à cet élevage. Le troupeau de laitières est calme dans des logettes avec une aire d'exercice en extérieur. Et cette ambiance sereine, est appréciée par les exploitants qui recherchent chez la montbéliarde ce comportement, un critère important pour eux comme la valorisation des réformes ou encore de bons taux de matières grasses et protéiques.
"J'adore ça", commente Jean-Claude Rolly, qui apporte un regard extérieur sur l'exploitation de Michel et André et en même temps s'intéresse à l'expérience et au mode de fonctionnement de ces agriculteurs qui arrivent en fin de carrière et envisagent de laisser la ferme à Marius qui traine ses bottes sur l'exploitation depuis l'âge de 4 ans, au point qu'il connaît chacune des vaches aussi bien que Michel et André. Entre fierté de voir un jeune prêt à prendre la suite et inquiétude face à la tâche qui l'attend, les exploitants laissent Marius prendre des initiatives.
Comme par exemple présenter une Miss à l'édition 2019 de Miss Montbéliarde. Et Patrice Boit profite de cette visite pour rechercher une potentielle candidate pour 2021 si le concours a lieu avec le cas échéant une formule aménagée.
Cette matinée, a été fort appréciée par les frères Fayolle heureux d'avoir ouvert les portes de leur élevage.
"C'est un moment d'échanges enrichissant entre éleveurs" ; une formule qui plait,  et qui pourrait peut-être même être reconduite dans les années à venir.
 

 

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