Aller au contenu principal

Modifier ses machines dans les règles

La modification de machines ne doit pas s'effectuer de n'importe quelle façon. Il faut s'assurer de son aspect sécuritaire.

© Jean Nanteuil

La moindre modification de l'utilisation d'un matériel peut engendrer un risque vis-à-vis du Code du travail, du Code de la route, etc. Percer un trou ou monter un équipement sur une machine existante peut modifier ses caractéristiques physiques. Par exemple, une bineuse sur laquelle est monté un dispositif de désherbage localisé ne dispose pas forcément d'une poutre dimensionnée pour supporter le poids d'une cuve de 800 ou 1 000 litres. L'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) considère qu'une modification de machine n'impose pas l'apposition CE, ni la délivrance d'une déclaration de conformité, sauf dans deux situations : le changement complet de l'utilisation de la machine et la construction d'une machine nouvelle à partir de pièces de récupération. Dès qu'un agriculteur fait des modifications sur un matériel, il est considéré comme constructeur. Il doit procéder à une évaluation des risques pour déterminer les exigences de santé et de sécurité réglementaires à appliquer. L'évaluation des risques nécessite de déterminer les nouvelles limites de l'équipement, de recenser les dangers en estimant les risques qu'ils génèrent afin de mettre en oeuvre les mesures de prévention adaptées. Les modifications sur la machine doivent prendre en compte les résultats de cette évaluation, pour être les plus sécuritaires possibles.

La suite dans le Réveil Lozère, page 11, édition du 11 juin 2015.

Les plus lus

En 2010 et 2015, les éleveurs avaient déjà bloqué les sites du groupe Bigard.
Les éleveurs de viande bovine vont bloquer les abattoirs du groupe Bigard

Trop c'est trop. Face à la baisse continue des cours en viande bovine, les éleveurs ont décidé de passer à l'action. Ils…

Portrait Mickaël Clarissou : l’éleveur limousin qui sculpte l’avenir de son troupeau

Éleveur passionné au GAEC Clarissou situé à la Croix du Don près de Saint-Paul, Mickaël perpétue avec son frère Jérôme un…

fromages saint-nectaire
La filière AOP saint-nectaire progresse, mais l’idée d’une régulation des volumes reste d’actualité

Rejeté au printemps par les producteurs, le projet de maîtrise des volumes de l'AOP saint-nectaire reste indispensable pour…

Plus de 80 % des Cuma ont une activité récolte.
Agriculture : comment bénéficier du crédit d'impôt CUMA ?

Le dispositif s'adresse directement aux agriculteurs et agricultrices membres d'une CUMA. Le calcul se base sur le montant des…

Les cultures de maïs consommation et semence ont souffert davantage des fortes chaleurs que du manque d'eau avec une grosse problématique de fécondation.
La production de maïs semoulier en chute libre en Auvergne, Limagrain contraint aux importations

La filière maïs en Limagne est face à un défi historique. Pour Limagrain, 2026 s'annonce d'ores et déjà comme une année noire,…

Les démarches administratives et réglementaires autour des concours équins se renforcent.
Chevaux de trait : les concours 2026 changent de règles

Entre migration numérique, nouvelles règles sanitaires et formation de la relève, l’Association des Éleveurs de Chevaux de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière