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MOBILISATION des organisations agricoles

JA et UDSEA mobilisés pour dire Stop aux contraintes

Le mot d’ordre national « Stop aux contraintes, mangez français demain ! » lancé en fin de semaine dernière par la FNSEA et les JA ne laissait que peu de temps au JA 63 et à l’UDSEA pour s’organiser. Aux vues de l’importance que revêtait une mobilisation, pour dénoncer l’empilement des normes, une rencontre avec le cabinet du préfet (voir ci-dessous) a eu lieu lundi et une conférence de presse a été organisée mardi.

Depuis quelques temps maintenant, il ne se passe pas un jour sans que des contraintes administratives et règlementaires apparaissent dans les têtes des décideurs de notre pays. L’une d’entre elles fait suite à un épisode déplorable mais particulier, l’épandage de soufre par une agricultrice bio à proximité d’une école de Gironde un jour de vent, en mai dernier. Le gouvernement s’apprêtait, suite à cette action à légiférer, dans le cadre de la loi d’Avenir Agricole, pour interdire l’épandage de tout produit phytosanitaire à moins de 200 m des habitations. En Auvergne où l’habitat est assez dispersé, la mesure serait particulièrement pénalisante. La Chambre régionale d’agriculture a évalué à près de 50 % la surface agricole impactée, soit 280 000 ha de terres arables qui ne seraient plus possible de cultiver.

C’est une nouvelle contrainte qui s’ajoute aux nombreuses, déjà existantes, et auxquelles les agriculteurs sont confrontés quotidiennement. On verbalise ici pour avoir taillé une haie, là pour avoir entretenu le fossé ; pire encore, on ose sanctionner un agriculteur qui moissonne l’été parce qu’il fait chaud ! Ailleurs on imagine interdire de travailler le jour pour protéger ceux qui vivent le jour… et la nuit pour ceux qui dorment ! La loi consommation, à peine votée, n’est déjà pas respectée et les grandes enseignes exigent déjà des rabais et bradent les produits ! On imagine une écotaxe qui aura pour principal effet de condamner la production locale ! On propose un compte « pénibilité », véritable usine à gaz pour nos entreprises employeuses de main d’œuvre !

Depuis les états généraux de l’agriculture, où les pouvoirs publics avaient pris des engagements, la pression sur l’agriculture française ne cesse de s’accentuer. L’empilement de normes conduit la profession vers le découragement, la démotivation. Les conséquences sont aussi importantes sur le commerce extérieur. Ce dernier se dégrade et les importations de produits agricoles explosent. Le «manger français» disparaît. Alors que les agriculteurs français sont des gens responsables, formés et compétents ; qui cherchent à valoriser la production de leurs territoires et de leurs filières et veulent répondre aux besoins des consommateurs.

Le secteur agricole est un atout indéniable pour la France, atout en termes de dynamisme économique, de développement, d’emploi, d’équilibre de la balance commerciale ou encore de qualité de vie des territoires. Il faut le valoriser et ne pas l’accabler de contraintes administratives et réglementaires. Il faut des politiques lisibles, cohérentes et ambitieuses pour replacer l’agriculture française en position de force !

L’UDSEA et les JA rencontrent les pouvoirs publics

Lundi 23 juin, les responsables syndicaux ont rencontré le Directeur de cabinet préfectoral et un responsable de la DDT pour leur faire part du « ras-le bol » général qui pèse sur la profession. L’agriculture est asphyxiée sous l’empilement de normes et contraintes en nombre toujours croissant. Le projet de loi d’avenir a de quoi inquiéter car il n’allège pas le système. Il est plus qu’urgent de faire comprendre à l’Etat et à l’ensemble de la population les véritables enjeux qui se cachent derrière des considérations politico-écologiques sans réels fondements, de nos dirigeants. Il en va ainsi d’une possible interdiction d’épandage de produits phytopharmaceutiques dans un périmètre de 200 mètres autour des habitations, de contraintes sur l’eau, de distorsion de concurrence avec l’étranger que ce soit par rapport aux biotechnologies ou au coût de la main-d’œuvre, du statut de l’animal, etc… La palette de doléances est malheureusement large et ces contraintes sont autant de frein au « made in France ». Quid de l’avenir de la production agricole française ? Que mangerons-nous demain ? « C’est à l’Etat de contrôler ce qui rentre sur le territoire pour que le consommateur ne soit pas trompé sur le dos des producteurs » précise Christian Peyronny, président de l’UDSEA. Les agriculteurs savent produire de la qualité pour répondre aux besoins de leurs concitoyens tout en respectant l’environnement par leurs bonnes pratiques et du bon sens. Laissons-les travailler et vivre de leur métier ! Cet entretien a fait office de préalable à une future rencontre avec le Préfet de région.

Affaire à suivre !

Héléna nowakowski

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