Aller au contenu principal

Elevage
Mise en place de la Contribution Volontaire Obligatoire (CVO) Equarrissage pour les Ruminants

Depuis le 1er novembre 2007, les éleveurs de ruminants sont redevables d’une contribution financière au service public de l’équarrissage (SPE) au même titre que les éleveurs de porcs et de volailles.

Mise en place de la Contribution Volontaire Obligatoire (CVO) Equarrissage pour les Ruminants
Mise en place de la Contribution Volontaire Obligatoire (CVO) Equarrissage pour les Ruminants
© Reussir

Les modalités de contribution financière des éleveurs ont été longuement discutées entre les organisations professionnelles d'élevage et l'Etat tout au long de l'année 2008. La négociation a permis d'aboutir à un dispositif dans lequel la contribution des éleveurs de ruminants est limitée à 12 millions d'euros par an à compter du 1er janvier 2009 sous forme de CVO alors que la demande initiale de l'Etat portait sur 40 millions d'euros pour la seule année 2009 !

 

Coût et financement du SPE

Le champ d'action du Service Public de l'Equarrissage comprend le ramassage des animaux trouvés morts dans les élevages, leur transformation en farine et leur élimination par incinération puisqu'il n'existe toujours pas d'autorisation de valorisation des farines issues du SPE.

En 2008, le coût du SPE s'est élevé à plus de 166 millions d'euros et a été financé par une contribution de l'Etat à hauteur de 44 millions d'euros, la taxe d'abattage pour un montant de 90 millions d'euros et la contribution des éleveurs de porcs et volailles pour 4 millions d'euros. Pour l'année 2008, le déficit s'est donc élevé à 18 millions d'euros.

La contribution des éleveurs de ruminants

Après de longues et difficiles négociations, les organisations professionnelles ont accepté de mettre en place une contribution mutualisée qui permet ainsi de maintenir un service équarrissage dans des conditions satisfaisantes sur tout le territoire
.
La forme retenue est celle d'une contribution « volontaire obligatoire » (CVO) payée par tous les éleveurs de bovins, d'ovins et de caprins dès le 1er janvier 2009. Elle est établie sur la base des accords interprofessionnels (Interbev, Cniel et Anicap) étendus par les pouvoirs publics par arrêté ministériel pour une durée de 3 ans.

Cette CVO sera collectée par les EDE auprès des éleveurs pour le compte des interprofessions. Pour limiter les coûts, il est demandé aux EDE d'effectuer le prélèvement en même temps que la facturation annuelle du Service d'identification sous la forme d'une ligne spécifique intitulée CVO équarrissage.

Les fonds récoltés par les EDE seront reversés à l'association « ATM Eleveurs de ruminants » pour gérer les cotisations équarrissage et assurer la défense des intérêts des éleveurs de ruminants sur les questions relatives à l'équarrissage..

 

Montant de la CVO équarrissage

En élevage bovins, la CVO équarrissage de 2009 est calculée à partir de l'effectif moyen d'animaux présents dans un élevage au cours de l'année 2008. Cet effectif est exprimé en un nombre d'Unités Bétail Equarrissage UBE, valeur représentant la part de chaque catégorie d'animaux dans le coût de l'équarrissage.
En élevage ovins et caprins, l'assiette de la CVO est calculée sur la base des données du recensement annuel transmises par les éleveurs aux EDE.
La somme à verser en 2009 est calculée en multipliant le nombre d'UBE 2008 par la valeur de l'UBE de 1.15 euro HT.
En conséquence, la contribution des éleveurs est fixée comme suit :

 

La mise en place de cette contribution collective des éleveurs permet de ramener le coût de la charge imputable aux éleveurs à un niveau très inférieur à ce qui serait facturé par les équarrisseurs sans accord au plan national.

Elle s'accompagne d'un engagement de l'Etat de maintenir sa contribution au-delà de juillet 2009, date à laquelle sera supprimé le service public de l'équarrissage pour les animaux trouvés morts en élevage

 

Les plus lus

En 2010 et 2015, les éleveurs avaient déjà bloqué les sites du groupe Bigard.
Les éleveurs de viande bovine vont bloquer les abattoirs du groupe Bigard

Trop c'est trop. Face à la baisse continue des cours en viande bovine, les éleveurs ont décidé de passer à l'action. Ils…

Portrait Mickaël Clarissou : l’éleveur limousin qui sculpte l’avenir de son troupeau

Éleveur passionné au GAEC Clarissou situé à la Croix du Don près de Saint-Paul, Mickaël perpétue avec son frère Jérôme un…

groupe de personnes devant une retenue collinaire d'eau
La FDSEA et les JA ont convaincu le préfet de l’intérêt des réserves d’eau collinaires

En visite à Quézac, le préfet du Cantal s’est dit favorable aux réserves d’eau, devant l’installation d’une exploitation qui…

fromages saint-nectaire
La filière AOP saint-nectaire progresse, mais l’idée d’une régulation des volumes reste d’actualité

Rejeté au printemps par les producteurs, le projet de maîtrise des volumes de l'AOP saint-nectaire reste indispensable pour…

apiculteur à coté d'un essain
L’apiculteur qui danse avec les abeilles et les saisons

Gilles Morello, 54 ans, est un homme de défis. Éleveur de vaches Salers en Gaec à Puy-Morel avec son fils Pierredepuis 1995,…

Les cultures de maïs consommation et semence ont souffert davantage des fortes chaleurs que du manque d'eau avec une grosse problématique de fécondation.
La production de maïs semoulier en chute libre en Auvergne, Limagrain contraint aux importations

La filière maïs en Limagne est face à un défi historique. Pour Limagrain, 2026 s'annonce d'ores et déjà comme une année noire,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière