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Les députés réaffirment leur opposition au Mercosur

« NON au Mercosur » a été indéniablement le fil rouge de ce 34e Sommet de l’Élevage où les députés* ont été invités par la FNB à réaffirmer publiquement leur opposition à la ratification de cet accord. 

Plusieurs députés ont participé à la table ronde autour du Non au Mercosur.
Plusieurs députés ont participé à la table ronde autour du Non au Mercosur.
© Anna Beck

Un accord « toxique », « déloyal », « destructeur », dans les allées du Sommet de l’Élevage tous les superlatifs étaient bons pour dénoncer l’accord de libre-échange conclu avec le Mercosur

99 000 tonnes de viande bovine à droits de douane réduits pourraient rentrer en Europe depuis les pays du Mercosur

Alors qu’il prévoit de faciliter l’entrée de 99 000 t de viande bovine à droits de douane réduits, et de supprimer ces droits sur les 58 000 t du contingent Hilton (actuellement à 20%), aucune ligne n’évoque l’usage d’antibiotiques activateurs de croissance largement employés dans les pays d’Amérique latine. Le bien-être animal, l’environnement ou même la traçabilité sanitaire sont logés à la même enseigne. 

Aucune clause miroir n'est ainsi prévue dans l'accord, sifflant le début d'un match commercial déséquilibré, entre un élevage français à l'herbe et un élevage intensif poussé aux hormones. 

Impensable pour les éleveurs français.

À lire aussi : Traité du Mercosur, un marché de dupes ?

Sur la scène de l’Espace Rencontres, au coeur de la 34e édition du Sommet de l'Élevage, Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine et de la COPAMAC a martelé face aux députés, invités à un débat public : 

c’est un coup de poignard dans le dos de l’élevage français ».

Les députés français largement opposés au Mercosur

Une proposition de résolution européenne transpartisane pour demander à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) de se prononcer sur « l'incompatibilité » de l'accord commercial UE-Mercosur avec les traités européens a été déposée par près de 80 députés français, le 15 septembre dernier. 

Malgré tout, la Commission Européenne maintient sa position. 

Jean-Pierre Vigier, député Les Républicains de Haute-Loire dénonce une manœuvre détournée : « on a sacrifié l’élevage français pour vendre des voitures et des avions ! » ainsi qu’un « déni démocratique ».

François Ruffin, député Écologiste de la Somme, s’oppose également à cet accord tout comme Pascal Lecamp, député Modem de la Vienne qui pointe l’irrégularité de cet accord 

on ne peut pas faire de commerce international sans avoir les mêmes règles entre les pays ».

« C’est un accord qui date d’un autre siècle (…) le sacrifice, sans les bénéfices », conclut Loïc Kervran, député Horizon du Cher.

Tous se sont dits prêts à combattre cet accord profondément injuste pour l’élevage français.

À lire aussi : Mercosur, Pac, prix, loi Duplomb, DNC : « L'État doit être au rendez-vous pour garantir à un avenir à l'élevage », selon Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine

 

 

 

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