Aller au contenu principal

Mathilde Nesci, la ferme itinérante

« La ferme d’ici et d’ailleurs » est née en septembre 2019, après maturation d’un long projet de Mathilde Nesci. Entourée de ses poules, poules d’ornement, chèvres, brebis et chiens, elle parcourt la Lozère pour faire découvrir l’agriculture et échanger avec le public.

« La ferme d’ici et d’ailleurs » est née en septembre 2019, après maturation d’un long projet de Mathilde Nesci. Entourée de ses poules, poules d’ornement, chèvres, brebis et chiens, elle parcourt la Lozère pour faire découvrir l’agriculture et échanger avec le public.
« La ferme d’ici et d’ailleurs » est née en septembre 2019, après maturation d’un long projet de Mathilde Nesci. Entourée de ses poules, poules d’ornement, chèvres, brebis et chiens, elle parcourt la Lozère pour faire découvrir l’agriculture et échanger avec le public.
© Marion Ghibaudo

Cette ferme particulière était « une évidence » pour la maman de deux enfants, lozérienne d’adoption et de cœur, qui a toujours voulu concilier « pédagogie et agriculture », ses deux passions.
Le contact avec les animaux, le partage de souvenirs, les yeux plein d’étoiles… Mathilde Nesci raconte pêle-mêle toutes ces émotions dont elle est le témoin privilégié, et sait qu’elle a fait le bon choix. « Je travaille avec des équipes médicales et pédagogiques pour que ces séances se passent mieux », décrit la micro-entrepreneuse.

Des débuts difficiles
Si l’engouement pour sa ferme itinérante est réel, le début d’année 2020 a bien failli lui faire baisser les bras. En l’espace de quelques mois, elle aura subi une attaque de loup et le confinement dû au Covid‑19.
« Au début de l’année, mes chèvres et brebis, qui sont dans un pré à côté de la maison de ma grand-mère, ont été attaqués par un loup. Ça m’a mis un coup au moral », explique calmement Mathilde Nesci. Les agents de l’OFB, dépêchés sur place, ont d’ailleurs confirmé dans leurs analyses que « la cause du loup ne peut être écartée », selon la formulation officielle.
Suite à l’attaque, Mathilde Nesci a dû racheter chèvres et brebis. Sur ces entre-faits, le confinement a mis un frein au développement de sa petite entreprise. « J’ai eu droit à très peu d’aides de l’État, puisque c’était basé sur le chiffre d’affaires de l’année précédente », raconte-t-elle.
Pour passer l’orage, elle a dû, à contrecœur, vendre l’âne et le poney qui faisaient partie de sa ferme. Puis le camion dans lequel elle transportait ses animaux. Pour pallier, Mathilde Nesci a transformé une remorque en transport d’animaux. « Ça a été dur, parce que tous mes contrats se sont arrêtés d’un coup, et que la saison estivale a été trop courte pour que je puisse faire quoi que ce soit, mais les contrats reviennent doucement », s’enthousiasme la jeune femme.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière