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Massif central : de la diagonale du vide à la Terre du Milieu

Avec 256 millions d'euros disponibles sur la période 2021-2027, le Massif central à travers sa convention de Massif dispose d'un allié solide pour accélérer les transitions dans bien des domaines et se positionner en territoire d'avenir.

De gauche à droite : Olivier Bianchi, Brice Hortefeux et Fabienne Buccio.
De gauche à droite : Olivier Bianchi, Brice Hortefeux et Fabienne Buccio.
© SC

Après Tulle en fin d'année, le Morvan et Millau, fin mars, les acteurs du grand Massif central se sont réunis, dernièrement, à Clermont-Ferrand. Leur dénominateur commun : la convention interrégionale de Massif central (CIMAC) qui finance en complémentarité des projets « transformants » pour ce vaste territoire, abritant quatre millions d'habitants répartis sur quatre régions, vingt-et-un départements, et 1 134 communes. Si lors de la précédente programmation (2015-2020), 1 400 projets ont été accompagnés avec une enveloppe totale de 136 millions d'euros, l'ambition est de faire davantage jusqu'en 2027. « 256 millions sont disponibles dans la nouvelle programmation. L'effort conjoint de l'État, des Régions, des départements, et de l'Europe à travers les programmes régionaux (dont le Feder) est a salué. Il va permettre d'accélérer les transitions et de positionner le Massif central comme un territoire de référence du stockage du carbone, du tourisme durable et des mobilités rurales », a indiqué Brice Hortefeux¹, co-président du Comité de Massif. Dans le détail, la CIMAC est dotée de 216 millions d'euros répartis entre l'État (101 MEUR), les Conseils régionaux (95 MEUR), les Conseils départementaux (10 MEUR) et EDF Hydro (10 MEUR) signataires de cette convention ; auxquels s'ajoute « la priorité Massif central » du Programme opérationnel FEDER (Fonds Européen pour le Développement Régional) de la Région Auvergne-Rhône-Alpes dotée de 40 millions d'euros.

Un destin en partage
La convention de Massif coordonne donc les interventions financières des partenaires autour de trois axes déclinés en dix-huit mesures opérationnelles. Axe 1 : faire du Massif central un territoire exemplaire en matière de préservation et de valorisation des ressources et milieux naturels ; axe 2 : accompagner la transformation des filières économiques du massif ; et axe 3 : amplifier l'attractivité des territoires du Massif central au bénéfice de toutes les populations. Ces axes sont assortis de mesures très concrètes, comme par exemple, au chapitre agricole, l'accompagnement des agriculteurs au changement climatique à travers le projet AP3C porté par le Sidam, ou encore la structuration d'une filière cuir, laine, carbone... sur le volet touristique, structuration d'un projet baptisé « la Grande Traversée du Massif central à VTT, ou encore rénovation multiple de bâti pour proposer des solutions d'accueil... Agriculture, environnement, culture, tourisme, industrie... Autant de champs sur lesquels intervient la convention de Massif avec un principe de base : jouer grouper dans l'intérêt du territoire. Une stratégie qui selon Fabienne Buccio, préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes et préfète coordinatrice du Massif central, a démontré sa pertinence : « Quel territoire incarne le mieux la diversité de nos régions que le Massif central. Une palette de paysages, d'activités... Il constitue un chemin d'avenir. Nous avons vécu des histoires similaires autour de ces massifs. Les instruments que nous déployons méritent d'être connus afin de renforcer l'attractivité économique et démographique dans le respect de la transition écologique ».

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