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Manger local et bio en Haute Loire, les actions se poursuivent

Les 2èmes rencontres professionnelles de l’alimentation locale et bio en restauration collective ont eu lieu mardi 11 février au complexe du Vourzet à Lantriac.

Une soixantaine de participants sont venus échanger et envisager de futurs partenariats.
Une soixantaine de participants sont venus échanger et envisager de futurs partenariats.
© © Département Haute-Loire

■À l’initiative du Conseil départemental et en partenariat avec la Chambre d’agriculture, Haute Loire bio et le comité de promotion des produits agricoles, les 2° rencontres professionnelles de l’alimentation locale ou bio en restauration collective ont réuni une soixantaine de participants venus pour se rencontrer, discuter et envisager de futurs partenariats.
Une rencontre sous forme de rendez-vous de 10 minutes qui a permis à chacun des « parties » de présenter ses besoins, ses produits, et pourquoi pas de faire affaire !
28 représentants de la restauration collective (collèges, lycées, maison de retraite, cantines municipales, crèches, hôpitaux…), 28 producteurs, 4 artisans et 3 entreprises agro-alimentaires étaient présents.
Rencontre entre collèges
et producteurs
Pour Nathalie Riocreux du collège public du Monteil à Monistrol sur Loire, « ces rencontres sont vraiment très enrichissantes et bien organisées. Elles permettent d’abord de mieux se connaître, nous aide à développer notre approvisionnement en local, et d’échanger des astuces, des tuyaux sur des problé- matiques communes. Dans notre établissement, on peut servir des yaourts de Bas-en-Basset, des faisselles de Beauzac et de la viande de Riotord, c’est quand même super ! Et ça ne nous coûte pas plus cher ! Il n’y a pas les frais de transport, on achète en moins grande quantité et les élèves mangent davantage car c’est de qualité et il y a moins de gaspillage».
Côté producteur, les échos sont également très positifs. Des participants présents cette année et l’an dernier, comme Delphine Haon de la Ferme Pays de Vergezac, témoignent : «Nous produisons des glaces, des fromages et des lentilles. Nous avons déjà notre clientèle directe pour les lentilles et les fromages. Il est difficile pour nous d’approvisionner en grosse quantité, mais pour les glaces, ces rencontres nous ont permis d’avoir des contrats supplémentaires. C’est aussi pour nous l’occasion de mieux s’adapter aux besoins des collectivités : faire des petits pots plutôt que des gros par exemple. On voit qu’il y a une réelle volonté d’évoluer et de favoriser les produits locaux. Rien que pour cela, c’est encourageant et motivant pour continuer notre travail et s’appliquer à produire de la qualité»
Pour Joël Daubanay, qui fabrique et vend du pain et des biscuits bio, « ce genre de rencontres permet d’avoir de nouveaux contacts, de démarcher des plus gros clients qui sont importants pour asseoir mon activité ». Ces rencontres sont là pour faciliter le démarchage. « Au téléphone, ce n’est souvent ni le bon jour, ni la bonne personne, il faut rappeler. Là, on a le bon interlocuteur directement et c’est le bon moment, c’est plus facile et plus efficace ! »
Pour Pascal Lafon des ateliers de la Bruyère à Langeac, ces rencontres permettent de venir faire du « sourçage », c’est-à-dire de se rendre compte des besoins réels des collectivités. Il y a par exemple une forte demande de légumes locaux et légumes transformés (carottes pré découpées, pommes de terre épluchées…). Cette demande a du mal à être satisfaite, ce qui se comprend puisque la Haute Loire est plutôt une terre d’élevage et les maraîchers qui produisent de bons produits ont du mal à approvisionner en grande quantité (idem pour les œufs).
Créer du lien et de la cohésion
« Depuis 2015, les élus ont fait du manger bio et local une de leurs priorités. Le président du Conseil départemental Jean-Pierre Marcon l’a particulièrement à cœur et c’est pour cela qu’un projet a été mis en place dans ce sens. Les rencontres d’aujourd’hui sont une des actions du programme, mais il y en a d’autres comme l’organisation de visites de fermes, et de restaurants collectifs. C’est l’occasion pour 2 mondes bien différents de se rencontrer, de laisser les à priori et les préjugés de côté pour avancer ensemble » a expliqué Marie-Laure Mugnier, élue référente sur le manger bio et local au Département.

Ils ont dit
Loi EGAlim
Marine Meunier chargée de mission au Conseil Départemental sur le projet “Manger bio et local” précise qu’une partie des actions consiste à accompagner les  cuisiniers (ières) à élaborer leurs menus, à faire du durable : « pas 1 jour du bio et le lendemain des nuggets, chasser le gaspillage ».
Ainsi nous arriverons à tenir les objectifs qu’implique la nouvelle loi EGAlim en changeant les habitudes petit à petit ; au 1er Janvier 2022 : avoir une part au moins égale à 50% de produits sous mention de qualité, dont 20% en bio…

Favoriser la vente
de gré à gré
Pour le Président de la chambre d’Agriculture, Yannick Fialip, « cette initiative est positive car elle répond vraiment à la demande actuelle des consommateurs. Ces rencontres favorisent la vente de gré à gré, c’est-à-dire sans intermédiaire et c’était important de commencer par là.  Les grandes filières agricoles actuelles du département (viande bovine, lait, porc) ont aussi un rôle à jouer pour répondre aux besoins grandissants et se positionner sur de gros volumes. L’idée d’une centrale d’achat pour mieux organiser la logistique et résoudre les problèmes d’approvisionnement, de livraison, de régularité, est à réfléchir».

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