Aller au contenu principal

Malgré une mauvaise météo, la lentille s’en sort plutôt bien sur certains secteurs

Le point sur la culture avec le nouveau président de la commission technique de l’ODG Lentille Verte du Puy, Emmanuel Eymard, producteur à St Bérain.

Emmanuel Eymard au milieu de l’une de ses parcelles de Lentille Verte du Puy.
Emmanuel Eymard au milieu de l’une de ses parcelles de Lentille Verte du Puy.
© ©HLP

La météo pluvieuse de ce printemps n’a malheureusement pas épargné notre Lentille Verte du Puy qui pourra tout de même compter sur de bons potentiels de production sur certains secteurs et sur certaines parcelles. Explications avec le nouveau président de la commission technique de l’ODG Lentille Verte du Puy, Emmanuel Eymard. A la tête de la commission depuis ce printemps, cet éleveur de vaches allaitantes (50 limousines) installé en Earl unipersonnelle à Saint-Bérain, consacre chaque année 10 ha de ses terres labourables à la Lentille Verte du Puy.  «Ici les lentilles sont cultivées depuis 3 générations ! Et pour moi, c’est une priorité d’en produire. Et ma fierté, c’est notre AOP Lentille Verte du Puy qui apporte une reconnaissance à cette culture traditionnelle et à tout le savoir-faire des producteurs de l’appellation. C’est aussi une culture rentable sur le plan économique : une solution pour diversifier les sources du revenu de nos exploitations».

Une culture qui se gère sur la durée
Bourrée d’atouts, sans parler de de son goût, de sa couleur inimitable et de ses qualités nutritionnelles, la Lentille Verte du Puy est aussi réputée pour ses rendements variables d’une année sur l’autre. «C’est une culture tributaire de la météo. Aussi, elle se gère sur la durée et non pas sur une seule année ! Quand on la cultive, il faut savoir accepter les mauvaises années et apprécier les bonnes et excellentes années» explique Emmanuel Eymard.
Cette année, la météo n’a pas été très favorable. Si les semis (du 10 mars au 25 avril) se sont déroulés dans de bonnes conditions sur l’ensemble de la zone de production permettant un bon départ en végétation, les pluies continues et abondantes du mois de mai jusqu’au 15 juin ont nui au développement de la culture.  «De nombreuses parcelles ont été inondées. Ces importantes chutes de pluie ont provoqué un compactage du sol conduisant à une asphyxie du système racinaire. Dans ce cas, les lentilles se trouvent dans l’incapacité de fixer l’azote de l’air puis jaunissent et dépérissent» explique le président de la commission technique.

Excès d’eau au printemps
Autre conséquence de l’humidité ambiante (sol et air), le développement des maladies telles que l’anthracnose, maladie cryptogamique, et la rouille brune.  Les producteurs peuvent heureusement compter sur un programme technique fongicide efficace conduit par la commission technique contre les principales maladies qui attaquent la lentille. Notons que la commission préconise des interventions raisonnées sur la culture.

Récoltes précipitées
Les mauvaises conditions météorologiques de ce printemps ont précipité les récoltes ; c’est le cas de secteurs comme St Georges d’Aurac ou la vallée de la Loire. D’autres secteurs, plus en altitude comme Cayres-St Jean Lachalm, qui seront récoltés plus tard,  présentent à ce jour, un bon potentiel en terme de rendement.
2018 s’annonce donc compliquée pour la lentille.
Pas de quoi démoraliser Emmanuel Eymard qui reste positif sur l’avenir de la culture et qui en profite pour inviter les agriculteurs de la zone à s’y intéresser : «C’est un produit recherché et prisé par les consommateurs. Toutefois l’avenir de la Lentille Verte du Puy passera aussi par ceux qui n’en ont jamais cultivé ! N’oublions pas que cela reste une culture très rentable dotée d’une AOP !».



Programmes techniques
La culture de la Lentille Verte du Puy dispose d’un programme technique très complet : désherbage, lutte contre les maladies, recherche variétale, méthodes alternatives. La commission technique envisage aussi dans les mois qui viennent de travailler sur l’amélioration de la récolte des Lentilles Vertes du Puy dans le but de réduire les pertes parfois importantes à la récolte et ainsi améliorer le rendement.

Rédaction Réussir

Les plus lus

FDSEA, JA et Chambre d’agriculture claquent la porte de la CDOA de la Creuse

Face à un plan CASI jugé « médiocre, hors sol et totalement à côté de la plaque », les représentants de la FDSEA,…

Sylvain Ytournel, président de l'association des lieutenants de louveterie du Puy-de-Dôme
Chasse : « Le rôle du louvetier a beaucoup évolué »

Louvetier depuis 2010 et président de l’association départementale depuis 2020, Sylvain Ytournel est aussi éleveur laitier à…

deux personnes devant des vaches.
vente animaux gras Elvéa : record de prix pour la dixième édition

Vendredi 11 septembre, la génisse aubrac sacrée Miss Saint-Flour a atteint le prix de 14,10 € le kg. En dix éditions, c’est la…

jeune agriculteur qui marche dans une prairie entre des vaches de race salers
De salarié à exploitant : l’installation de Pierre-Baptiste Bioulac

À 29 ans, l’ancien ouvrier agricole assume désormais seul la conduite de la ferme où il a pu s’installer avec enthousiasme,…

IFPP : 465 offres d'apprentissage à pourvoir sur le Cantal et alentours

ALTERNANCE - L’Institut de formation professionnelle et permanente d’Aurillac propose 34 formations qualifiantes ou…

Quand l’agriculteur devient aussi acteur de la régulation des espèces nuisibles

À 28 ans, Nicolas Chatard vient d’obtenir son permis de chasser. Installé depuis 2018 dans le Puy-de-Dôme, le jeune…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière