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Lutter ensemble contre l’insécurité agricole

La Préfète du Puy-de-Dôme a réuni mercredi 22 janvier la profession agricole et les services de police-gendarmerie concernant la mise en place d’une cellule pour lutter contre l’insécurité agricole.

© Philippe Tastet

La Préfète Anne-Gaëlle Baudoin-Clerc a instauré mercredi 22 janvier, la première cellule de lutte contre l’insécurité agricole. Cette démarche fait notamment suite à la mise en place d’une convention nationale entre la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN), la FNSEA et JA, signée le 13 décembre dernier, au lendemain des actions syndicales menées par la profession.

Une coopération à renforcer

Devant la recrudescence des actes d’agribashing, il est nécessaire de renforcer la coopération et les contacts entre profession agricole et forces de l’ordre. Cette cellule a pour objectif de faire un point régulier sur les délinquances subies par la profession, d’apporter des outils de « sûreté », de renforcer la circulation de l’information, des forces de l’ordre aux agriculteurs et inversement.

En préambule de la séance, David Chauve, président de la Chambre d’Agriculture, a rappelé que « ce phénomène sociétal d’agribashing est d’autant plus difficile à accepter par la profession que le contexte agricole est difficile. Il est également le témoin d’une méconnaissance importante de l’agriculture dans sa globalité !». La gendarmerie a rappelé les chiffres concernant les faits de vols ou destructions, en forte hausse (+27.5 %) par rapport à 2018, soit 306 faits sur les exploitations. 188 « vols simples » ont été constatés par la gendarmerie (carburant, outillage …), 21 vols de véhicules, et 10 vols dans les véhicules (matériel Gps). Ces données de la gendarmerie sont celles des plaintes déposées.

La gendarmerie rappelle donc la nécessité de déclarer les faits d’intrusions ou d’incivilités en gendar- merie, y compris si elles sont du domaine du « ressenti », afin d’obtenir des données les plus concrètes possibles. Aussi Gendarmerie et Police rappellent qu’un agent spécialiste de la « sûreté » peut intervenir sur demande dans les exploitations, afin de faire un diagnostic des ris- ques « vols et sécurité » pour rédui-re les éventuelles vulnérabilités constatées. Pour appeler à la prudence en cas de recrudescence des actes malveillants, un système de diffusion SMS pourrait être mis en place.

Communiquer sur les projets

Au sujet du « dénigrement », Armand Sanséau, directeur départemental des territoires du Puy-de-Dôme, annonce la création d’un groupe de travail sur l’accompagnement des porteurs de projets sur les aspects réunion publique, communication… car, hélas « aujourd’hui, l’acceptabilité sociétale est nécessaire dans les projets, il faut donc informer les citoyens sur les conséquences, la réalisation ». Les services de l’État rappellent d’ailleurs qu’ils peuvent intervenir si besoin, dans le cadre de réunions publiques.

Un volet éducation

Pour lutter contre l’agribashing, un volet « éducatif » doit aussi être associé. JA et Fnsea ont rappelé à cette occasion la diffusion de magazines L 214 dans les écoles du département. L’inspection de l’Académie sera contactée sur ce sujet, comme pour étudier la possibilité de mise en place d’un projet d’éducation.

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