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L'Umih demande le retour du fonds solidarité mais aussi du chômage partiel

Les dernières annonces du gouvernement plongent l'industrie des métiers de l'hôtellerie-restauration dans le flou le plus total. Les professionnels ont exprimé hier leur désarroi.

Déjà sur le qui-vive l'an dernier, l'Umih tire à nouveau la sonnette d'alarme.
Déjà sur le qui-vive l'an dernier, l'Umih tire à nouveau la sonnette d'alarme.
© J.-M. A

Il fallait s'attendre à une réaction des professionnels. À l'approche des fêtes de fin d'année, le gouvernement a pris, début novembre, de nouvelles mesures concernant notamment l'hôtellerie-restauration. Depuis, les annulations grimpent et l'Umih du Cantal (Union des métiers des industries de l'hôtellerie) tire la sonnette d'alarme (en attendant la prise de parole du Premier ministre lundi soir).
Un retour en arrière dû à une nouvelle vague Covid-19 et à un variant Omicron qui donne la chair de poule à tout le monde. Au-delà de cet état de fait, c'est surtout le manque de vision à court terme qui pose problème. C'est ce manque de visibilité qu'a dénoncé l'Umih mardi matin.

Accompagnement
"Les repas s'annulent. Des repas de fin d'année, les arbres de Noël, les voeux et les repas de nos aînés... Tout cela tombe en cascade et cela ne s'arrête pas qu'aux repas, mais aussi aux traiteurs, aux établissements de nuit, aux animations en règle générale", déplore Thierry Perbet, président de l'Umih Cantal. Le syndicat demande "un accompagnement du gouvernement à travers le fonds de solidarité et le chômage partiel surtout".
Même si ce n'est "pas le cas en ce moment", l'Umih a dû faire face à deux problématiques. "On reconnaît que le gouvernement fait d'énormes efforts pour accompagner nos entreprises. Par contre, tous les efforts faits peuvent être balayés par trois mois d'inactivité. Car malheureusement, ce qui nous inquiète, c'est que décembre, janvier et février sont cuits. On n'y arrivera pas car les annulations tombent de tous les côtés et on ne va pas redresser la barre comme ça."
Dans ses revendications, Thierry Perbet demande "à ce que nos salariés touchent un bon pourcentage (chômage partiel, NDLR), au moins 90 % de leur salaire, ce qui n'est pas le cas actuellement. De plus, on a peur de prendre une deuxième vague avec des personnels qui quittent nos métiers et ne reviendront pas". Potentiellement 50 000 personnes (en France).
Depuis les annonces, l'Umih a fait remonter au gouvernement les craintes de ses ressortissants, notamment les annulations. Mais effet nuisible pour la filière, "si le fonds solidarité n'est pas remis en place, tous les efforts du gouvernement peuvent être balayés d'un claquement de doigt".
Dans le Cantal, il faut savoir que "décembre est un gros mois, le plus gros entre octobre et mars. C'est celui où l'on peut faire de la trésorerie. Le plus terrible pour nous, c'est d'avoir déjà passé des pré-commandes de produits et de devoir annoncer au fournisseur qu'on arrête tout, qu'a minima, on coupe la poire en deux. Eux aussi seront impactés !"

 

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