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L’outil indispensable pour piloter l’alimentation des troupeaux

En élevage, les coûts de production sont étroitement liés aux coûts d’alimentation. Il faut donc gérer ce poste clé pour optimiser sa rentabilité économique.

Les coûts d'alimentation doivent être maîtrisés.
Les coûts d'alimentation doivent être maîtrisés.
© Ludovic Vimond

Une bonne gestion de l’alimentation consiste à subvenir aux besoins des animaux en choisissant les fourrages et la complémentation qui vont assurer des performances au coût le moins élevé.
L’établissement du plan de rationnement se réalise avec la valeur alimentaire des aliments distribués (encombrement, azote, énergie et parois). Cette donnée est facilement accessible pour les aliments du commerce qui ont fait l’objet d’analyses (consultez les étiquettes et interrogez les fournisseurs). Les valeurs alimentaires des céréales et protéagineux autoconsommés sont également connues grâce aux tables établies par l’Inrae. Par contre, les valeurs nutritives des fourrages sont plus capricieuses car elles dépendent du stade de récolte, de la proportion des différents constituants (graminées/légumineuses) et des modes de conservation. Le recours à l’analyse de fourrage est alors la seule façon d’apprécier la valeur alimentaire des stocks fourragers.

Analyse chimique
ou méthode infrarouge ?
Ces deux types d’analyses sont disponibles auprès des laboratoires spécialisés ou des prestataires de services.
L’analyse chimique détermine les constituants des échantillons et affecte des équations pour donner des valeurs alimentaires. Cette méthode fiable est plus onéreuse et exige un délai d’au moins trois semaines entre l’analyse et la remise de résultats.
La méthode infrarouge permet d’interpréter les spectres de chaque fourrage par lecture directe et de les rattacher à des bases de données (créées en comparaison avec des analyses chimiques). Cette méthode permet une remise de résultats instantanée en réduisant de moitié le coût de l’analyse chimique.

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