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L'outil agricole de demain tourne à l'électrique

Robots désherbeurs et tracteur électrique investissent les champs français avec la promesse d'offrir efficience énergétique, préservation de l'environnement et confort de l'agriculteur.

Le tracteur électrique de l'entreprise puydômoise Sabi Agri a été pensé pour préserver les sols sans oublier le confort de travail.
Le tracteur électrique de l'entreprise puydômoise Sabi Agri a été pensé pour préserver les sols sans oublier le confort de travail.
© Mélodie Comte

C'est un drôle de ballet qui a eu lieu à Gerzat la semaine passée où les agriculteurs ont pu observer et faire la connaissance avec leurs outils de demain. Le robot de désherbage et le tracteur électrique étaient les invités d'honneur de cette journée technique, organisée par la Chambre d'agriculture.

La robotisation électrique se développe


Le petit robot de désherbage de chez Naïo, par exemple, promet  aux maraîchers d'en finir avec l'utilisation des herbicides. Ce petit caisson roulant, 100% électrique, désherbe des parcelles de 1 à 10 ha grâce à un système de socs de binages et/ou de herses étrilles. « Plus on passe fréquemment, plus on détruit des adventices très jeunes, faciles à arracher » explique Paul Pampuri, commercial. Le robot travaille entre les rangs et sur les côtés de la culture, guidé par une caméra. Pas encore présent dans le département, le commercial l'assure « dans les régions du nord-ouest de la France, les utilisateurs sont de plus en plus nombreux ».
Côté tracteur, là aussi il y a des avancées. Sabi Agri, jeune entreprise puydômoise, construit des tracteurs électriques. Physiquement, ils n'ont plus rien à voir avec les engins classiques. « Ils ont été repensés et considérablement allégés (max 800 Kg) » explique Alexandre Prévault-Osmani, le concepteur. Le tracteur est équipé d'un relevage avant de 250 kg et d'un relevage arrière de 450 kg. Classique ou 4x4, il travaille pendant 8 heures après 1h30 de recharge. Sa puissance est de 25 à 50 chx électriques. « Les maraîchers et les viticulteurs sont nos principaux acheteurs. Notre tracteur n'a pas vocation, dans sa forme actuelle, à remplacer le tracteur classique. Nous réfléchissons à développer la robotisation pour ouvrir l'utilisation sur les grandes surfaces avec la synchronisation de plusieurs engins. »

Le classique se modernise


Les outils classiques ne cessent également de se renouveler pour gagner en confort et optimiser le travail. Le distributeur d'engrais de chez Amazone, par exemple, se dote désormais de plusieurs capteurs radars « Argus Twin ». Ce nouvel équipement optionnel permet la surveillance de la projection des nappes d'engrais et réajuste le réglage du système d'alimentation, suivant les conditions changeantes durant l'épandage. Complété par l'option « Wind Control », comprenant une girouette et un anémomètre, le risque d'envoyer des granulés chez le voisin ou dans le fossé est considérablement réduit. Toujours chez ce constructeur, la rampe des pulvérisateurs a encore été améliorée. Il est aujourd'hui possible de réaliser des coupures de buse à buse et de sélectionner la buse adaptée aux conditions climatiques et autres, depuis l'intérieur du tracteur. De plus, sur le pulvérisateur de 2 000 litres, adieu au triangle d'attelage. Amazone a développé un attelage dont les réglages jouent sur le 3ème point améliorant ainsi le confort de travail.
L'ensemble de ces innovations ouvre ainsi vers une agriculture encore plus technique, orientée vers la préservation des sols.


Mélodie Comte

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