Aller au contenu principal

Loup : un tir de prélèvement autorisé

Après des mois de lobbying et de pression intense de la part des acteurs agricoles, tant en Lozère que dans le Cantal ou en Haute-Loire, les agriculteurs lozériens viennent d'obtenir « un premier pas » pour « se défendre contre le loup qui attaque les troupeaux ».

Lors de la manifestation au mont Mouchet le 30 septembre, des slogans rappelant le désespoir des éleveurs sont affichés.
Lors de la manifestation au mont Mouchet le 30 septembre, des slogans rappelant le désespoir des éleveurs sont affichés.
© Marion Ghibaudo/Illustration

Un tir de prélévement a été autorisé sur deux communes en Lozère et une en Haute-Loire, sur une zone fortement touchée par les attaques de loups cet été. Un tout petit territoire au vu de l'ampleur des attaques qui ont touché tout le massif de la Margeride (Cantal, Haute-Loire, Lozère), mais qui soulage un peu les agriculteurs.


« Ce tir de prélévement est le résultat d'un gros travail entre les jeunes agriculteurs, la FDSEA, la chambre d'agriculture et le préfet », ont souligné les syndicats agricoles dans un communiqué qui se félicite de ce premier pas, tout en restant prudent sur la suite des événements. Pour le préfet Philippe Castanet, « ce tir de prélèvement n'est qu'un outil dans la boîte à outil des éleveurs » pour se protéger du loup.


Pour en arriver à ce tir de prélévement, plusieurs manifestations et un intense lobbying des chambres d'agriculture et des syndicats agricoles aura été nécessaire durant l'été 2022. Avec plusieurs points culminants : une rencontre avec le ministre de l'agriculture au début de l'été où les syndicats avaient, déjà, averti de l'intense prédation à laquelle ils faisaient face, puis la manifestation à Mende le lundi 26 septembre, et le rassemblement au mont Mouchet le vendredi 30 septembre. Enfin, une nouvelle réunion de terrain avec le préfet Celet, préfet réferent loup, lundi 17 octobre, a permis aux éleveurs d'exprimer leur ras-le-bol, sans qu'aucune décision significative ne semble être prise ce jour-là.


Tous les détails à venir dans l'édition du jeudi 27 octobre du Réveil Lozère.

Rédaction Réussir

Les plus lus

En 2010 et 2015, les éleveurs avaient déjà bloqué les sites du groupe Bigard.
Les éleveurs de viande bovine vont bloquer les abattoirs du groupe Bigard

Trop c'est trop. Face à la baisse continue des cours en viande bovine, les éleveurs ont décidé de passer à l'action. Ils…

Portrait Mickaël Clarissou : l’éleveur limousin qui sculpte l’avenir de son troupeau

Éleveur passionné au GAEC Clarissou situé à la Croix du Don près de Saint-Paul, Mickaël perpétue avec son frère Jérôme un…

fromages saint-nectaire
La filière AOP saint-nectaire progresse, mais l’idée d’une régulation des volumes reste d’actualité

Rejeté au printemps par les producteurs, le projet de maîtrise des volumes de l'AOP saint-nectaire reste indispensable pour…

Plus de 80 % des Cuma ont une activité récolte.
Agriculture : comment bénéficier du crédit d'impôt CUMA ?

Le dispositif s'adresse directement aux agriculteurs et agricultrices membres d'une CUMA. Le calcul se base sur le montant des…

Les cultures de maïs consommation et semence ont souffert davantage des fortes chaleurs que du manque d'eau avec une grosse problématique de fécondation.
La production de maïs semoulier en chute libre en Auvergne, Limagrain contraint aux importations

La filière maïs en Limagne est face à un défi historique. Pour Limagrain, 2026 s'annonce d'ores et déjà comme une année noire,…

Les démarches administratives et réglementaires autour des concours équins se renforcent.
Chevaux de trait : les concours 2026 changent de règles

Entre migration numérique, nouvelles règles sanitaires et formation de la relève, l’Association des Éleveurs de Chevaux de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière