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Energies renouvelables
L’or noir remplacé par la ressource forestière

Gaby et Nicole Chautard ont abandonné la chaudière fioul au profit d’une chaudière bois. Un investissement qu’ils ne sont pas prêts de regretter.

La chaudière bois remplace la chaudière fioul. Elle est située à proximité du silo de stockage. Pour Gaby Chautard,  « les agriculteurs auraient sûrement intérêt à  s’organiser pour gérer le ramassage du bois et développer ainsi leur revenu. Pourquoi pas au sein de leur Cuma ? »
La chaudière bois remplace la chaudière fioul. Elle est située à proximité du silo de stockage. Pour Gaby Chautard, « les agriculteurs auraient sûrement intérêt à s’organiser pour gérer le ramassage du bois et développer ainsi leur revenu. Pourquoi pas au sein de leur Cuma ? »
© Auvergne Agricole

Nicole et Gaby Chautard son exploitants agricoles (lait-moutons) sur la commune d'Arlanc. Avant 2006, comme la grande majorité des français, ils utilisaient une chaudière au fioul pour chauffer leur maison d'habitation et un logement mitoyen. Un fourneau bois bûche venait en renfort sur une partie de la maison. En 2006, ils optent pour un chauffage au bois alimenté durant les deux premières années avec des plaquettes de scierie. Mais dès cet hiver, Gaby a changé de combustible et préfère valoriser le bois issu de l'entretien des forêts et taillis situés sur son exploitation (feuillus, élagage des bordures de parcelles, arbres morts et déracinés...). «J'utilise désormais la plaquette forestière pour alimenter ma chaudière. Le bois est plus sec que la plaquette industrielle et j'en consomme donc moins. »

Sa chaudière KWB 40 W a été installée en novembre 2006, « c'était une des premières installations dans le secteur » ajoute-t-il. « L'idée nous est venus au cours des journées du bois organisées à Arlanc la même année. Sachant que nous n'avions pas de soucis pour nous procurer du bois dans le secteur (nombreuses scieries et boisement important) il nous paraissait intéressant de nous intéresser à cette formule de chauffage plus économe et, à l'époque, bien aidée au travers de différentes aides» argumente Gaby (voir encadré).

L'agriculteur est aujourd'hui satisfait de son investissement. «Nous avons une sensation de meilleure chaleur car on chauffe un peu plus qu'avec du fioul -on fait moins attention !- et donc la chaleur est plus régulière et plus confortable » Et puis surtout, l'autonomie de la chaudière bois est la même que celle au fioul, «on est loin des systèmes où il fallait alimenter manuellement la chaudière à bois ! ». Le passage à la plaquette forestière, a fait adhérer Gaby Chautard à la Cuma de broyage et de fabrication de plaquettes « des deux Rochers ». Il utilise les services de la broyeuse une fois par an et prépare ainsi son stock de combustibles pour l'année n+1, « car il faut compter une bonne année d'avance pour favoriser le séchage du bois ». Le prix facturé par la Cuma est 120 €/heure rotor soit entre 4 et 6 €/m3 selon la rapidité de l'action(1). C'est là qu'intervient la qualité du stockage : le silo prévu à cet effet doit être bien ventilé, celui de Gaby est conçu dans de bonnes conditions et à une capacité de 50 m3, soit une autonomie de six mois. Pour l'agriculteur, la prochaine étape est l'étude du chauffage de l'eau dans la salle de traite à partir de plaquettes forestières.

(1)  Pour toute information sur la Cuma des deux Rochers : FDCuma Puy-de-Dôme au 04.73.44.45.20.

 

 

 

En chiffres

- Investissement (Chaudière, périphériques, silo, cheminée, électricité, plomberie) : 26 000 € TTC

- Subventions : 12 000 €

* Aides plan bois Conseil général Puy-de Dôme + Conseil régional Auvergne : 4000 €

* Crédit d'impôt : 8 000 €

- Economie annuelle de l'exploitation évaluée à : -1 700 €.

 

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