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Loi Duplomb : retour à la raison face aux caricatures


Alors que la pétition « Non à la loi Duplomb » dépasse les 2 millions de signatures et pourrait déboucher sur un débat à l’Assemblée nationale à l’automne, la FDSEA et les JA de la Corrèze appellent à ne pas se laisser berner par la désinformation.

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© istock


Derrière cette mobilisation se cache une manœuvre bien rodée : ceux qui ont tout fait pour empêcher le vote de la loi – en déposant plus de 3 500 amendements d’obstruction – et qui, battus à l’Assemblée comme au Sénat, espèrent maintenant relancer un débat qu’ils ont eux-mêmes refusé dans l’hémicycle. Le recours à une pétition nationale ne vise qu’un objectif : faire échouer un texte pourtant voté démocratiquement par les représentants de la Nation.
Nous ne serons pas dupes. La radicalité ne se situe pas dans les rangs des agriculteurs, qui se sont toujours exprimés dans le cadre républicain. Elle se trouve chez ceux qui instrumentalisent la peur, saturent les boîtes mail des élus, intimident, voire appellent à la destruction d’ouvrages ou à l’intrusion dans des élevages.

La FDSEA et les JA de la Corrèze appellent à ne pas se laisser berner par la désinformation à propos de la loi Duplomb.


Une loi née du terrain


La loi Duplomb n’est pas née dans un bureau ministériel. Elle est l’aboutissement d’années de remontées du terrain, de consultations syndicales, de constats partagés : trop de normes, trop de contrôles, pas assez de confiance. Elle a été pensée comme une réponse forte aux mobilisations agricoles de l’hiver 2023-2024. Elle apporte des solutions concrètes, attendues, équilibrées.


Que dit vraiment la loi Duplomb ?


Le texte compte huit articles. Il ne dérégule pas, il simplifie. Il ne met pas la santé en danger, il rétablit du bon sens.


- Sur les produits phytosanitaires, la loi prévoit de suivre les avis scientifiques indépendants de l’EFSA, comme le font 26 pays sur 27 en Europe. La France n’a pas à être éternellement plus restrictive que ses voisins, sauf à fragiliser nos agriculteurs.
 

- En matière d’élevage, la loi veut faciliter l’installation, alléger les démarches, et permettre la modernisation des bâtiments. Nos élevages sont loin d’être industriels : ils sont familiaux, à taille humaine, mais en danger faute de renouvellement des générations.


- Sur l’eau, elle reconnaît l’intérêt public majeur du stockage pour l’irrigation et inscrit le droit à l’abreuvement du bétail dans le Code de l’environnement. Un progrès de bon sens face à l’adaptation climatique.
 

- Elle rend les contrôles plus justes en les recentrant sur leur utilité réelle, avec un pilotage préfectoral des missions de l’OFB et le port de caméras pour garantir la transparence.
 

- Enfin, elle accélère le déploiement de l’assurance prairie, en autorisant le croisement entre données satellites et constats de terrain pour une meilleure indemnisation.

=> A lire aussi https://www.reussir.fr/agriculture-massif-central/enfin-la-verite
 

Oui à la démocratie, non à la manipulation


La FDSEA et les JA de la Corrèze entendent la mobilisation citoyenne : 

Oui, débattons ! Oui, mettons sur la table la question de notre souveraineté alimentaire. Mais débattons avec honnêteté. » 

Aux signataires de la pétition, les syndicats majoritaires souhaitent poser une question simple : seriez-vous prêts à signer contre les 50 % d’aliments importés produits avec des règles que vous refusez ici ?
Car le vrai sujet est là : produire en France, ou déléguer notre alimentation à d’autres pays sans contrôle ? 

Pour la FDSEA et les JA de la Corrèze, le choix est clair : défendre une agriculture française forte, responsable, respectueuse des normes mais pas pénalisée face à ses concurrents


Un choix de société


La loi Duplomb est une réponse politique à une urgence agricole. Le Parlement l’a adoptée en conscience. Si débat il doit y avoir, la FDSEA et les JA de la Corrèze entendent y participer avec calme, clarté et arguments. Mais refusent de laisser prospérer les mensonges et les fantasmes. Pour Emmanuel Lissajoux, président de la FDSEA de la Corrèze, 

pour produire, il faut de la liberté, de la confiance et des perspectives. C’est exactement ce que propose la loi Duplomb. »

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