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L’Iran peut redevenir acheteur de grains, viandes et produits laitiers

L’accord sur le nucléaire iranien pourrait, s’il est convenablement appliqué, ouvrir des marchés importants pour les produits alimentaires.

En 2014, l’Iran a acheté pour 2 millions d’euros de lait infantile.
En 2014, l’Iran a acheté pour 2 millions d’euros de lait infantile.
© Marie-Annick Conté

L’ouverture diplomatique et la fin des sanctions économiques contre l’Iran laissent augurer une ouverture du marché de ce pays à la population de 77 millions d’habitants. Les milieux professionnels de l’agriculture française,estiment que l’Iran pourrait redevenir un acheteur de grains, volailles, viande bovine, et produits laitiers auprès des exportateurs européens et notamment français. En matière de blé et de farine, l’Iran peut devenir un partenaire comparable à l’Algérie. Sans atteindre le potentiel importateur de l’Égypte (8 à 10 millions de tonnes par an), il se situerait entre l’Algérie et le Japon, indique-t-on au service international de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture (Apca). Il serait, par ses importations de blé, « au premier rang de la région formée par les pays du Moyen-Orient que sont l’Irak, Israël, la Turquie et le Yémen ». Une filière qui a de bonnes raisons de croire en l’ouverture du marché : l’élevage bovin. Ces cinq dernières années, l’Iran a importé entre 75 000 et 200 000 tonnes de viande bovine, principalement en provenance du Brésil et de l’Inde, rapporte Fabien Champion, chef de projet conjoncture viande bovine à l’institut de l’Élevage. Le potentiel importateur du pourtour méditerranéen et du Moyen-Orient est significatif en bovins vivants parce que le certificat sanitaire français est réputé fiable et de qualité. Ces pays achètent volontiers des bovins en vif, d’autant plus que la valorisation du cinquième quartier y est développée. Le certificat sanitaire français concerne pour l’instant les bovins pour la reproduction. Ce sont les animaux reproducteurs qui devraient partir pour l’Iran qui cherche à reconstituer son cheptel. « De belles perspectives se profilent, selon Gérard Calbrix, directeur des affaires économiques chez Atla, l’association de la transformation laitière française. Dans le passé, l’Iran était un très important acheteur de produits laitiers à la filière européenne. » En 2014, le pays a acheté pour 2 millions d’euros de lait infantile à la filière française. « La consommation de produits laitiers est dans les habitudes alimentaires locales », souligne-t-il, indiquant que les entreprises françaises « suivent attentivement les marchés possibles pour les fromages, le beurre et la poudre de lait ».

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 17 septembre 2015.

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