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L’interprofession Sud et Bio fustige la baisse des subventions de l’État

À l’occasion de son assemblée générale, l’interprofession Sud et Bio Languedoc-Roussillon était remontée contre l’État.

L’interprofession Sud et Bio Languedoc-Roussillon a manifesté son mécontentement envers les services de l’État lors de son assemblée générale.
L’interprofession Sud et Bio Languedoc-Roussillon a manifesté son mécontentement envers les services de l’État lors de son assemblée générale.
© Anne-Solveig Aschehoug

Sous les slogans : « jeudi noir pour la bio » ; « baisse drastique des financements de l’accompagnement de la bio » ; « l’État tourne le dos à son ambition bio », l’interprofession a ainsi manifesté son mécontentement auprès des services de l’État présents. Le motif, une division par trois des budgets habituellement alloués à l’accompagnement du développement de l’agriculture bio en Languedoc-Roussillon. Pour les agriculteurs et chefs d’entreprise bio de la région, cette situation est incompréhensible. « Alors que tous les signaux sont au vert, l’État se désengage de l’accompagnement de l’agriculture bio en divisant par trois l’enveloppe budgétaire dédiée à l’accompagnement technique et à l’animation des filières bio en Languedoc-Roussillon », s’insurge-t-elle. Selon l’association interprofessionnelle, c’est l’ensemble des actions de Sud et Bio qui sont menacées : le point info bio pour accompagner les agriculteurs bios et ceux qui se convertissent, la structuration de la filière, sans oublier l’expérimentation et l’innovation variétale. Et Bernard Kimmel, président de Sud et Bio de renchérir : « 2015 se révèle comme un grand cru de la bio et cela se confirme en 2016. Les vagues d’investissement se succèdent. Mais nous avons appris que l’État diminuait son budget animation et expérimentation. C’est une purge d’un tiers du budget à laquelle nous assistons. » Il ajoute que « cette situation est absurde. La bio propose un nouveau modèle agricole plus durable. Les consommateurs répondent présents et consomment de plus en plus bio. Les producteurs conventionnels touchant les limites du modèle agro-industriel se tournent vers la bio avec l’espoir de redonner du sens et une valeur à leur travail et sont de plus en plus nombreux à passer en bio ».

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 7 juillet 2016, numéro 1367.

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