Aller au contenu principal

L'industrie laitière aux prises avec l'inflation

Alors que leurs charges augmentent de toutes parts, les laiteries cherchent des solutions pour poursuivre tant bien que mal leur activité et adapter leur production. La Fnil (industriels « privés ») en appelle aux pouvoirs publics.

Alors que leurs charges augmentent de toutes parts, les laiteries cherchent des solutions pour poursuivre tant bien que mal leur activité et adapter leur production. La Fnil (industriels « privés ») en appelle aux pouvoirs publics.
Alors que leurs charges augmentent de toutes parts, les laiteries cherchent des solutions pour poursuivre tant bien que mal leur activité et adapter leur production. La Fnil (industriels « privés ») en appelle aux pouvoirs publics.
© Annick Conté

La cloche du troisième round de négociation a sonné pour les laiteries. Les hausses passées cet été ne sont pas à la hauteur et sont déjà rendues obsolètes par la poursuite de la flambée des charges, mettent en avant les industriels. Et, surtout, les nouveaux tarifs ne seront, pour la plupart, appliqués que « deux, trois, voire quatre mois plus tard », a expliqué le PDG de la Fnil (industriels « privés ») François-Xavier Huard, en conférence de presse le 20 septembre. D'autant que 30 à 40 % des négociations estivales « n'ont pas abouti ». Dans l'incapacité de répercuter l'inflation vers les consommateurs, les laiteries se débattent avec leurs charges. En premier lieu les PME, très dépendantes du marché national. « On risque d'avoir quelques défaillances dans les mois qui viennent... »
Les grands groupes ont plus de marges de manoeuvre : une trésorerie importante, des gammes et des débouchés plus diversifiés. Pour réduire leurs coûts, certains industriels arbitrent déjà leurs productions. C'est le cas de Danone, qui a annoncé une simplification de ses gammes de produits laitiers. La situation, plus favorable, sur les marchés à l'export pourrait inciter les laiteries à se détourner des débouchés nationaux, analyse François-Xavier Huard. Là encore, les PME n'ont pas cette souplesse. « Elles n'ont pas la possibilité de se mettre du jour au lendemain à faire du beurre ou de la poudre », relève-t-il.

Les plus lus

Antoine, Éric et Yoann Foncelle, de l'EARL des Diagots
Transmission : « Reprendre la ferme familiale, une évidence »

À 23 ans, Antoine Foncelle est en plein dans l’aventure de l’installation. Son projet est de reprendre la ferme de son père.…

Alice, Daniel et Florent se lancent dans des travaux pour bénéficier de meilleures conditions de travail.
À Saint-Victor-Malescours, le GAEC de Montebello repense sa stabulation avec la 3D

Au Gaec de Montebello, on attend avec impatience que les travaux d'agrandissement et de réaménagement de la stabulation…

une femme et un homme assis sur un mur
Gîtes et chambres d’hôte : Valoriser sa ferme et créer du lien

Dans le cadre de son installation, Floriane Varenne se lance dans l’accueil touristique avec son mari Jonas, tous les deux…

Volailles : un nouveau bâtiment d’élevage pour le GAEC Cluzy

À Thiel-sur-Acolin, le GAEC Cluzy franchit une nouvelle étape dans son développement avec la mise en service de deux nouveaux…

dux hommes et un fromage cantal à gauche
Fromage à la ferme : Penser le confort de travail

 Pour Anthony Loubeyre, la valorisation du lait par la fabrication de cantal et de salers doit prendre en compte le…

La Dotation Jeune Agriculteur - DJA : un soutien indispensable pour préparer l'agriculture de demain

Après plus de 50 ans d'existence, la DJA continue d'être un soutien indispensable pour les jeunes qui s'installent. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière