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L’incertain bilan agricole de la tempête Alex

Les services de l’État, la chambre d’agriculture et les syndicats tentent toujours d’établir un bilan précis du passage de la tempête Alex le vendredi 2 octobre dans les trois vallées touchées. Sans attendre les chiffres, l’État et les professionnels accompagnent les situations les plus graves.

Vue aérienne des conséquences de la tempête Xynthia survenue en période de grandes marées, la nuit du 27 au 28 février 2010.
Vue aérienne des conséquences de la tempête Xynthia survenue en période de grandes marées, la nuit du 27 au 28 février 2010.
© Patrice Bailly/Illustration

« Il y a toutes les situations, entre ceux qui sont coincés avec leur véhicule en alpage, ceux qui sont bloqués au-dessus de leurs villages, ou ceux qui ont tout perdu », explique Xavier Worbe, directeur général de la chambre d’agriculture. Mais avec cinquante-deux routes impraticables, des réseaux électriques coupées, des antennes relais à terre, il demeure difficile, une semaine après le passage d’Alex, d’établir un tableau précis de la situation dans les vallées de la Roya, de la Vésubie, et de la Tinée.
« Les chiffres évoluent toutes les heures », résume Michel Dessus, président de la chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes. Ce sont parfois les voisins qui alertent, ou même les maires. Certains éleveurs ont aussi pris sur eux pour rejoindre, à pied, les collègues les plus proches. Un survol en hélicoptère effectué par la chambre le 5 octobre a également permis de ravitailler une vingtaine d’éleveurs dont la situation inquiète.
« L’urgence, c’est de rapatrier au maximum les bêtes », insiste Michel Dessus. C’est actuellement dans la vallée de la Roya que la situation serait la plus critique, avec 2 000 et 3 000 têtes de bétail coincées dans les hauteurs, sans solution pour redescendre. Dans la vallée de la Tinée, en revanche, les dérogations accordées par la préfecture ont permis de faire passer 20 000 bêtes par semi-remorque sur des routes étroites.

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