Limousins : de nouveaux projets pour 2026
L'assemblée générale du syndicat lozérien des éleveurs limousin s'est déroulée à Saint-Sauveur-de-Peyre mercredi 21 janvier, en présence de Francis Gibert, conseiller départemental dédié à l'agriculture et Alain Astruc, maire de Peyre-en-Aubrac.
L'assemblée générale du syndicat lozérien des éleveurs limousin s'est déroulée à Saint-Sauveur-de-Peyre mercredi 21 janvier, en présence de Francis Gibert, conseiller départemental dédié à l'agriculture et Alain Astruc, maire de Peyre-en-Aubrac.
Antoine Verlaguet a présenté une rétrospective de l'année 2025, expliquant que l'année avait bien débuté avec des cours très hauts, mais que l'été était venu ternir la situation à cause de la DNC qui a touché la France, les perturbations de marché, et les annulations de concours sur l'automne, dont le Sommet de l'élevage.
Il a mentionné que les Miss laitières seraient probablement annulées au printemps, mais que le concours départemental serait maintenu avec une belle participation.
Pour 2026, le président du syndicat a annoncé que le National limousin aurait lieu lors du Sommet de l'élevage, encourageant ses adhérents à y participer. Parmi les concours lozériens organisés par le syndicat, le départemental aura bien lieu au mois de septembre, couplé cette année avec le comice de Grandrieu, qui aura lieu cette année le 13 septembre.
L'an dernier, le concours avait eu lieu au Malzieu, lors du comice et Antoine Verlaguet a chaleureusement remercié les organisateurs pour leur accueil du concours limousin. « C'est toujours mieux de se regrouper avec une autre manifestation pour avoir un peu de visibilité. Et puis, ça permet à notre départemental d'aller partout en Lozère, et de rendre la race visible ».
En 2027, un Qualiviande devrait être organisé à Aumont-Aubrac, suivi d'une journée d'élevage en 2028, qui rassemblerait races à viande et laitières dans la grande halle.
Rester vigilant sur le sanitaire
Laure Gaillard, directrice du GDS, a fait une présentation détaillée de la situation sanitaire, notamment concernant l'IBR et la BVD. Pour l'IBR, elle a expliqué que la réglementation prévoyait l'éradication à l'horizon 2027, et que la Lozère était passée de 500 bovins positifs dans 61 cheptels en octobre 2020 à un seul bovin positif dans un cheptel au 1er octobre 2025. Cependant, la situation s'est dégradée durant l'été 2025 avec des alertes successives et des circulations virulentes dans les départements limitrophes.
Concernant la BVD, Laure Gaillard a indiqué que l'arrêté ministériel prévoyait une éradication à l'horizon 2030. Le dépistage sur cartilage auriculaire, en place depuis juillet 2020, donne de bons résultats. Désormais, est envisagé un passage à la surveillance sérologique progressif.
Agriculture 2.0
La matinée a aussi été l'occasion de présenter les colliers de détection de chaleurs SenseHub, par Coopelso. Si, historiquement, ces colliers ont été majoritairement utilisé par les éleveurs laitiers, les allaitants commencent aussi à s'y intéresser. Pour que ces colliers fonctionnent à leur optimum, quelques prérequis sont nécessaires, a souligné le technicien Coopelso : « pas de système en travées, une routine de groupe nécessaire, un nombre de places suffisant par animal, équipement d'au moins 50% du lot, et pose minimum 35 jours avant d'attaquer la reproduction ».
Le système Senseub fonctionne avec une antenne connectée qui capte les données des capteurs (colliers ou boucles auriculaires). Le technicien Coopelso a tenu à préciser que « l'outil ne garantissait pas forcément une amélioration de la fertilité mais permettait un gain en fécondité en détectant les chaleurs plus tôt ».