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L'identité nationale en questions

À Aurillac, le grand débat sur l'identité nationale initié par M. Besson a eu lieu mercredi dernier à la préfecture.

Beaucoup d'élus communaux et départementaux ont participé au débat.
Beaucoup d'élus communaux et départementaux ont participé au débat.
© S.M.

Le grand débat sur l'identité nationale a eu lieu à Aurillac le mercredi 13 janvier au soir, dans la salle Jean-Moulin de la préfecture. C'est Michel Monneret, secrétaire général de la préfecture du Cantal, qui en a assuré l'animation. Entre 40 et 50 personnes, majoritairement des hommes de plus de 40 ans, avaient fait le déplacement pour près de deux heures d'échanges et de témoignages. “Pour vous qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui ?” et “Comment enrichir davantage notre communauté nationale ?”, étaient les deux questions posées pour ouvrir le débat.

L'inévitable question de l'immigration
Si le rétroprojecteur a fait faux bond au secrétaire général de la préfecture dès les premières minutes, les statistiques du sondage national sur l'identité nationale ont rapidement laissé place à la discussion concrète.  Mais difficile de rester dans le cœur du sujet tant la question est sensible dans l'esprit des Français et des Cantaliens Comme on pouvait le pressentir, c'est plus sur la question de l'immigration que sur la question de l'identité nationale que s'est finalement centré le débat aurillacois. Deux jeunes femmes, invitées pour l'occasion, ont enrichi la rencontre par leur témoignage. L'une est originaire d'Afrique du Sud et a acquis la nationalité française après avoir rejoint son mari, sportif à Aurillac ; la seconde, venue d'Angleterre, a épousé un Français. Elle est mère de deux enfants de nationalité française mais a néanmoins refusé de renoncer à sa nationalité d'origine. Deux interventions qui ont vite amené les participants à s'interroger sur la possibilité d'une double identité nationale. De nombreuses opinions et expériences personnelles se sont fait face mais peu de solutions ont finalement été retenues même si, comme l'a rappelé Michel Monneret, elles faisaient pourtant parties des objectifs de cette initiative.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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