Aller au contenu principal

L´identification électronique sera expérimentée dans le Cantal

Les boucles électroniques pour bovins vont être testées dans trois départements français, dont le Cantal. Objectif : améliorer la traçabilité et faciliter la tâche des éleveurs.

L´identification est un élément majeur de la traçabilité animale. Chez les bovins, deux boucles sont obligatoires après le 7e jour. En la matière, l´harmonisation européenne devrait permettre de progresser encore. Car si la France garantit "la meilleure traçabilité bovine", comme aime à le rappeler Michel Combes, président du Groupement de défense sanitaire du Cantal, elle tient aussi à conserver son avance. Bruxelles a ainsi proposé aux ?tats membres de choisir un mode d´expérimentation de nouvelles méthodes d´identification, incluant des méthodes électroniques. Chaque pays volontaire a choisi un des trois process proposés : le transpondeur implanté sous la peau (puce électronique), le "bolus" (noyé dans une résine lourde, avalé et qui reste dans la panse de l´animal) ou le transpondeur bouton, implanté dans une boucle. C´est cette dernière méthode que la France a choisi d´expérimenter.

Deux ans pour tester

Trois départements ont été retenus :?la?Saône-et-Loire,?l´Ille-et-Vilaine et le Cantal, dont le GDS avait été le premier à formuler une demande. A l´issue des tests des différents processus, un seul d´entre eux sera retenu pour l´ensemble?de?la?Communauté européenne. MichelCombes est convaincu que la France choisit le meilleur procédé électronique. "On peut identifier de manière électronique dans les 7 premiers jours et, contrairement à l´implant d´un transpondeur sous la peau, il n´y a pas besoin de vétérinaire. C´est à l´éleveur de le faire selon une méthode qu´il connaît bien, avec sa pince habituelle". Autre atout de la boucle électronique : son faible coût (à peine plus de 2 euros). "L´expérimentation durera entre deux ans et deux ans et demi ; durant cette période, la boucle électronique testée en France sera reconnue officiellement par les pays membres ; les éleveurs cantaliens pourront donc sans problème boucler des broutards qui partiront pour l´Italie", affirme Gilles Puechal, technicien au GDS. Ce sera sans doute le cas sur la centaine d´éleveurs retenus pour tester quelque 4 000 boucles électroniques. Le test servira en priorité à mesurer la fiabilité du système. La petite boucle électronique ronde se posera d´un côté, la boucle traditionnelle (dite "porte-manteaux") de l´autre.

Le travail facilité

Les chutes de boucles devraient considérablement diminuer. Il est espéré qu´elles passent de 6 % à moins de 1 %. L´expérience servira aussi à démontrer les nombreuses possibilités offertes par la technologie moderne. Un lecteur sans fil, approché à quelques dizaines de centimètres de l´animal, suffit ainsi à lire son numéro sur un écran. Ces lecteurs peuvent aussi être bien plus perfectionnés et être reliés à un ordinateur. "Dans ce cas, quand on vend un lot, on bipe chaque animal et la déclaration est faite", donne en exemple Gilles Puéchal. "La boucle peut remplacer le collier associé aux distributeurs automatiques de lait ou de concentré", note Michel Combes en soulignant que cela revient bien moins cher que le collier électronique. Le comptage est facilité lorsque les bêtes passent sous un portique spécialement étudié. Idem à l´abattoir où on peut imaginer qu´un simple passage suffit à identifier l´animal, sa généalogie, le contenu de son carnet sanitaire, etc. Dans les élevages laitiers, un animal signalé porteur d´une maladie ne pourra pas avoir accès à la salle de traite ou à la machine si elle est équipée d´un dispositif de détection électronique... Bien d´autres applications restent à inventer. La première boucle électronique devrait être posée dans le courant du printemps prochain.
Rédaction Réussir

Les plus lus

FDSEA, JA et Chambre d’agriculture claquent la porte de la CDOA de la Creuse

Face à un plan CASI jugé « médiocre, hors sol et totalement à côté de la plaque », les représentants de la FDSEA,…

Sylvain Ytournel, président de l'association des lieutenants de louveterie du Puy-de-Dôme
Chasse : « Le rôle du louvetier a beaucoup évolué »

Louvetier depuis 2010 et président de l’association départementale depuis 2020, Sylvain Ytournel est aussi éleveur laitier à…

deux personnes devant des vaches.
vente animaux gras Elvéa : record de prix pour la dixième édition

Vendredi 11 septembre, la génisse aubrac sacrée Miss Saint-Flour a atteint le prix de 14,10 € le kg. En dix éditions, c’est la…

jeune agriculteur qui marche dans une prairie entre des vaches de race salers
De salarié à exploitant : l’installation de Pierre-Baptiste Bioulac

À 29 ans, l’ancien ouvrier agricole assume désormais seul la conduite de la ferme où il a pu s’installer avec enthousiasme,…

IFPP : 465 offres d'apprentissage à pourvoir sur le Cantal et alentours

ALTERNANCE - L’Institut de formation professionnelle et permanente d’Aurillac propose 34 formations qualifiantes ou…

Quand l’agriculteur devient aussi acteur de la régulation des espèces nuisibles

À 28 ans, Nicolas Chatard vient d’obtenir son permis de chasser. Installé depuis 2018 dans le Puy-de-Dôme, le jeune…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière