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Ovin et caprin
L’identification électronique : obligatoire depuis le 1er juillet dernier

Pour faire le point sur ce dispositif désormais obligatoire, Interbev ovins a organisé une réunion d'information le 6 juillet dernier à Poitiers.

Point crucial abordé lors de cette journée : la réglementation. En effet, la traçabilité individuelle pour les ovins et les caprins va devenir obligatoire au 1er janvier 2011.
Point crucial abordé lors de cette journée : la réglementation. En effet, la traçabilité individuelle pour les ovins et les caprins va devenir obligatoire au 1er janvier 2011.
© D.R.

Nouvelle étape dans la réforme du dispositif, l'identification électronique est désormais obligatoire depuis le début du mois. A l'initiative d'Interbev Ovins, une journée d'information sur la réglementation applicable sur la traçabilité individuelle ainsi que sur les projets pilotes menés jusqu'à ce jour s'est déroulée le 6 juillet dernier, à Poitiers. Etaient conviés tous les acteurs de la filière : organisations de producteurs, négociants, abattoirs, etc.

 

Cela fut également l'occasion de revenir sur le fonctionnement de l'identification électronique et la technologie employée. Le principe est simple. Dans les sept jours suivant leur naissance, les ovins (agneaux et reproducteurs) et les caprins destinés à la reproduction nés après le 1er juillet 2010 doivent être équipés d'une boucle électronique. Deux systèmes sont possibles en France : la bague de paturon et le bouton/pendentif. L'un comme l'autre véhiculent le numéro national d'identification par ondes radio vers un lecteur fixe ou mobile. Avantages affichés de ce nouveau dispositif : l'automatisation des tâches, des données sécurisées et fiabilisées, un affranchissement de la lecture directe sur les boucles.

 

Une nouvelle réglementation

Point crucial abordé lors de cette journée : la réglementation. En effet, la traçabilité individuelle pour les ovins et les caprins va devenir obligatoire au 1er janvier 2011. Plusieurs conséquences. En premier lieu, les numéros individuels des animaux nés après le 1er janvier 2010 devront être reportés sur le document de circulation à chaque mouvement ou notifiés auprès d'une base de données centrale. De plus, ils devront être reportés sur le registre d'élevage. Les règles d'utilisation du document de circulation demeurent identiques. En juillet 2011, tous les animaux bouclés électroniquement devront figurer sur le document de circulation. Enfin, mi 2012, la notification individuelle des mouvements d'animaux devra se faire exclusivement sur base de données. Corollaire de cette nouvelle réglementation, éleveurs et opérateurs doivent s'équiper. Pas de solution idéale préconisée, les solutions techniques devront être étudiées au cas par cas.

 

Des tests grandeur nature

La réforme de l'identification électronique est un chantier important pour la filière ovine et caprine. Pour mettre en place cette réforme dans les meilleures conditions, des projets pilotes ont été menés de 2005 à 2008. Ils ont permis de tester l'identification électronique dans toutes les situations. Pour la période 2008-2010, de nouveaux objectifs étaient fixés : augmentation du nombre d'éleveurs équipés en repères électroniques et lecteurs, tests de lecture, communication, etc. A terme, ces projets pilotes devraient déboucher sur plusieurs outils d'ici la fin 2010. Seront réalisés des fiches bilan de test de matériels, un rapport de synthèse des actions réalisées, un catalogue Matériels et un outil d'aide à la décision.

 

Les enjeux de la lecture pour les centres de rassemblement, lors de tournées de collecte d'animaux et sur les chaînes d'abattage ont également été abordés lors de la réunion. Le projet pilote mené avec Creuse Corrèze Berry Elevage a notamment été présenté. En place depuis 2006, le système fonctionne bien. Avec un flux d'animaux bien régulé, le taux de lecture des boucles atteint les 100 %.

 

En conclusion, les organisateurs ont rappelé les conditions sine qua non pour un déploiement réussi de l'identification électronique. Parmi celles-ci, l'accent est mis sur la nécessité d'une réflexion de la structure sur l'intégration de ce système dans son travail quotidien. D'autres conditions sont évoquées telles que la nécessité de demander une étude de faisabilité au fabricant (système à lecteur fixe), la mise en place d'une contention adaptée ou encore la nécessité de faire travailler ensemble fabricant et prestataire informatique.

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