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Herbe
L’herbe de nos montagnes, une ressource à valoriser encore et encore

La 7e édition de «L’herbe de nos montagnes» a, une nouvelle fois, su satisfaire les nombreux participants. Ils ont écouté des exposés, assisté à des ateliers, avec en toile de fond la valorisation de la ressource en herbe.

Agriculteurs, prescripteurs, chercheurs, étudiants, techniciens, ont répondu en nombre à la 7ème édition de «L’herbe de nos montagnes», organisée par la Chambre d'Agriculture/Pra Dômes-Hautes Combrailles, et l’Unité expérimentale de l’Inra des Monts d’Auvergne, en partenariat et avec le soutien de plusieurs organismes.

Colloque et ateliers en accès libre, ont rythmé cette manifestation, qui depuis sa première en 1999, sait intéresser son public. Et ce grâce à la volonté des organisateurs, de coller à l’actualité en matière d’élevage bovin et ovin. Après avoir assisté aux exposés sur «La prairie dans les système d’élevage», les participants ont visité les ateliers, pris une navette (c’était la nouveauté de cette 7ème édition), pour une visite de 4 prairies différentes, toute cette manifestation se déroulant sur l’exploitation de la ferme expérimentale de l’Inra à Laqueuille.

Ils ont dit...

 

Michel Tournadre, responsable de la Pra Dômes-Hautes Combrailles, s’est félicité du partenariat avec l’Inra depuis la première édition. «Une collaboration grâce à laquelle depuis, nous avons pu remettre à sa juste place, l’importance de la ressource en herbe, la bonne gestion de la prairie. Un de nos buts ? Valoriser nos produits. Sans herbe nous n’aurions pas de fromages dans nos montagnes !»

 

«Pour les chercheurs, une telle manifestation permet d’entrer en contact direct avec les éleveurs, les élèves des établissements agricoles, et ainsi davantage comprendre les demandes du terrain» a souligné Michel Beckert, président de l’Inra de Clermont-Theix. «Un de nos objectifs : montrer la qualité nutritionnelle de l’herbe, tout en mettant à disposition des éleveurs des outils intéressants, pour optimiser cette ressource, au travers par exemple de sa biodiversité, sujet sur lequel nous travaillons, entre autres, aujourd'hui».

 

Michèle Boudouin, Secrétaire générale de la Fno, Présidente de l’Aroa, a relevé : «la matière première pour les éleveurs ovins, c’est l’herbe. Sa bonne gestion va nous permettre d’atteindre l’autonomie. Cette rencontre autour de la ressource en herbe, des outils mis en place par la Recherche, sur un site emblématique comme celui de cette ferme de l’Inra, va parfaitement dans ce sens.»

«Venir à une telle journée, c’est s’ouvrir à de nouvelles techniques et de nouveaux outils, en matière de gestion de l’herbe.» Pascal Servier, Secrétaire général de l’Udsea, Président de la Fdpl, l’affirme : «nous devons croire au potentiel de la ressource en herbe, malgré une conjoncture pas vraiment facile aujourd'hui. L’agriculture a évolué grâce aux résultats de la Recherche. Dans notre région les travaux menés par l’Inra correspondent tout à fait à notre demande. » Et de citer pour exemple le pâturage tournant, la somme des températures : «des outils performants mis au point par les chercheurs, à présent utilisés par les éleveurs, et qui se révèlent particulièrement adaptés pour bien gérer la ressource en herbe.»

 

Gérard Renard, Président de la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme, en conclusion au colloque sur «La prairie dans les système d’élevage», a salué les différentes interventions des chercheurs et des techniciens, «qui nous permettent d’avoir des pistes de réflexion, pour nous aider à passer des caps difficiles. Nous devons faire face à des aléas climatiques, à des problèmes comme celui posé par les ravageurs des prairies. Grâce à des journées comme celle-ci, nous pourrons apporter des solutions aux éleveurs, pour une meilleure maîtrise de leurs exploitations, assortie d’une qualité de leur production.»

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