Aller au contenu principal

Journée d'action pour les vétérinaires
Les vétérinaires s’élèvent contre l’une des dispositions du projet de loi

Le 6 novembre, les 25 cabinets vétérinaires de Haute-Loire ont prévu de rester porte close pour manifester leur désaccord avec l’une des mesures du projet de loi d’avenir pour l’agriculture.

Le projet de loi pour l’avenir de l’agriculture prévoit l’interdiction, pour les vétérinaires, de vendre des antibiotiques critiques aux éleveurs.
Le projet de loi pour l’avenir de l’agriculture prévoit l’interdiction, pour les vétérinaires, de vendre des antibiotiques critiques aux éleveurs.
© Sandra Roupnel/Réussir

Loi d’avenir pour l’agriculture :

Une disposition introduite dans le projet de loi d’avenir pour l’agriculture déclenche la colère des vétérinaires. Le point avec Gilles Bastien, praticien à Brioude.

 

L’avant-projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt a suscité l’indignation et la colère des vétérinaires. Pouvez-vous nous en expliquer les raisons?
Gilles Bastien, président de la section Haute-Loire du syndicat national des vétérinaires : «Le projet de loi d’avenir pour l’agriculture contient une disposition, rajoutée à la dernière minute, qui vise à restreindre notre plein exercice de la pharmacie vétérinaire.
Les vétérinaires ont toujours délivré des médicaments pour soigner les animaux et ceci depuis le départ. Or, un projet de modification du code de la santé publique établit une liste d’antibiotiques que les vétérinaires ne pourront plus délivrer directement.  Les éleveurs devront donc aller chercher ces médicaments à la pharmacie. Notons que cette liste est définie par arrêté ministériel et peut donc s’allonger à tout moment !
Cette disposition est une atteinte à notre diplôme de vétérinaire, qui ouvre droit au plein exercice de la pharmacie vétérinaire, c’est aussi un manque de confiance exprimé par le gouvernement envers les vétérinaires qui ont pourtant fait leurs preuves dans la maîtrise de la santé animale au côté des éleveurs ! Les vétérinaires sont indignés.

 

(...)

Propos recueillis par
Véronique Gruber

 

Retrouvez l'article entier à lire dans les pages de la Haute-Loire Paysanne du vendredi 8 novembre 2013.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière