Aller au contenu principal

Les trichogrammes volent dans la Limagne

Alexandre Bresson, agriculteur à Entraigues dans le Puy-de-Dôme utilise les trichogrammes dans la lutte contre la pyrale du maïs depuis 1998.

Alexandre Bresson, agriculteur à Entraigues utilise les trichogrammes contre la pyrale du maïs depuis 20 ans.
Alexandre Bresson, agriculteur à Entraigues utilise les trichogrammes contre la pyrale du maïs depuis 20 ans.
© Mélodie Comte

Agriculteur à Entraigues, Alexandre Bresson cultive 111 ha de blé, maïs, tournesol et betterave, sur lesquels il n’hésite pas à multiplier différentes techniques de production. En 1998, il emploie pour la première fois les trichogrammes. Ces petites guêpes quasi microscopiques pondent leurs œufs dans les larves de pyrales, luttant ainsi contre ce ravageur du maïs. Une méthode aujourd’hui qualifiée de biocontrôle qu’Alexandre Bresson renouvelle chaque année.

Pratique, efficace et inoffensif


Les trichogrammes, l’agriculteur de Limagne n’en voit que des avantages et surtout celui d’être inoffensif pour la santé humaine. « Nous sommes les premiers exposés aux produits phytosanitaires. Les maïs semences, je suis dedans du matin au soir. Avec cette méthode, il n’y a pas de délai d’entrée dans le champ comme après l’épandage d’un produit. C’est quand même mieux pour la santé de mes saisonniers et la mienne ! »


L’efficacité de la méthode a également convaincu Alexandre Bresson. Depuis 20 ans, il répète chaque année le même rituel. Aux alentours de la fin juin, au stade 10-12 feuilles du maïs, il installe une petite boîte sur les feuilles des plantes. A l’intérieur, trois générations d’œufs de trichogrammes qui écloront à différentes dates permettant ainsi de couvrir une longue période. Cette campagne, il en a installé sur 34 ha avec l’aide de quatre saisonniers. A raison d’une boîte tous les 18 mètres, l’agriculteur a comptabilisé au total près de 15 heures de travail. « Cette méthode est plus coûteuse en lain-d’oeuvre mais elle est efficace et plus flexible. Ni la pluie, ni le vent ou la chaleur ne sont contraignants pour la pose des boîtes. Elle me permet de garder les auxiliaires dans la culture. C’est une solution qui fonctionne ! »

Alexandre Bresson regrette néanmoins que ces méthodes de biocontrôle ne soient l’objet d’aucun soutien. Conscient qu’elles peuvent être « difficilement accessibles à tous les agriculteurs » en raison de leur surcoût, « une aide » en leur faveur « motiverait peut-être les troupes ».

Les plus lus

Deux personnes portent un plat de charcuterie.
Restaurant du col de Serre : “Vivre l’endroit” pour Manon et Pascal

Le restaurant du col de Serre est à nouveau ouvert depuis début décembre. À sa tête, Manon Pissavy et Pascal Dhennin veulent s…

La région Auvergne-Rhône-Alpes subventionne les investissements dans les bâtiments d'élevage.
Plan bâtiment d'élevage en Auvergne-Rhône-Alpes : réouverture de l'appel à projet en février 2026

Les bâtiments d’élevage ainsi que leurs équipements inhérents peuvent bénéficier d'aides spécifiques dans le cadre du Feader…

veaux laitiers.
Comment développer l'engraissement des veaux laitiers en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Afin de mieux caractériser les pratiques d’engraissement des veaux laitiers à l’échelle régionale, les éleveurs sont invités à…

Un train de nuit en gare.
La CGT dénonce “une situation catastrophique” du train de nuit Aurillac-Paris

La situation du train de nuit déraille depuis le début du mois de décembre.

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’…

Rats taupiers : activité saisonnière ou futur rebond ?

Les campagnols terrestres sont plus actifs cet automne dans le Cantal, même masqués par les taupes ou l’herbe restée haute. …

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière