Aller au contenu principal

Les syndicats contestent la lisibilité de la conditionnalité des aides

Inquiets d’une application trop stricte de la conditionnalité des aides, la FDSEA et les JA ont plaidé pour des “contrôles intelligents” auprès du préfet du Cantal.

Une forte délégation s’est rendue en préfecture, reçue par Jean-François Delage et les représentants des services de l’État.
Une forte délégation s’est rendue en préfecture, reçue par Jean-François Delage et les représentants des services de l’État.
© L'Union du Cantal
Patrick Escure, président de la FDSEA du Cantal, constate que la France n’est plus seule à s’inquiéter des problèmes posés par la conditionnalité des aides. Louis-François Fontant, président de la Chambre d’agriculture ; confirme : “Allemagne, Irlande, Italie, Danemark rejoignent la position française : on a été trop loin, on a fait trop compliqué, la conditionnalité n’est pas forcément applicable”. En 2007, les aides agricoles sont soumises à plus de 150 points de contrôles pour le respect d’une trentaine de règlements, décrets et arrêtés et directives européennes... souvent difficiles à interpréter. C’est pourquoi la FDSEA et les JA ont répondu au mot d’ordre national en demandant audience au préfet du Cantal pour qu’il écoute et, dans la mesure de ses possibilités, agisse.
Des contrôles intelligents
Jeudi 24 mai, Jean-François Delage a reçu les membres du conseil d’administration des syndicats. Au cours d’une longue discussion, les agriculteurs ont fait valoir un “droit à l’erreur”, notamment lorsque celles-ci sont mineures ; la prise en compte de pratiques locales ; la reconnaissance du professionnalisme des agriculteurs ; le cas échéant, des sanctions proportionnelles. Ils insistaient en outre sur l’importance de contrôles plus “pédagogiques”. “Conseiller plutôt que punir”, a réclamé la délégation aux services de l’Etat présents (DDAF, DSV, préfecture, sous-préfecture). En évoquant des contrôles intelligents qui seraient pratiqués avec doigté, le préfet Delage s’est engagé à ce que les contrôleurs soient tous des titulaires (et non des vacataires peu expérimentés). “Trop de sujets portent à interprétation”, souligne le président des JA, Julien Fau, qui craint que trop de jeunes finissent par renoncer à s’installer un jour... par peur de n’être jamais “parfaitement dans les clous”.

D’autres motifs d’inquiétude
Parallèlement, les Jeunes agriculteurs, comme leurs aînés, avaient d’autres motifs d’inquiétude à transmettre également au préfet. A commencer par l’enveloppe Ficia menacée, elle qui rend la transmission d’exploitation plus incitative. Mais c’est toute la politique globale de montagne qui a occupé dans un deuxième temps les entretiens avec les représentants de l’Etat. Il était notamment rappelé la majoration de l’ICHN, pas arrivée aux 50 % promis en 2002, et d’une manière générale, l’insuffisance de budget, comme pour les plans bâtiments par exemple. Derrière ces revendications, une forte inquiétude : celle d’une banalisation de la politique de montagne et de la politique de l’herbe.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière