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Les producteurs de maïs semences à la recherche de l’optimisation

Le syndicat des producteurs de maïs semences des Limagnes et du Val d’Allier a tenu son assemblée générale, l’occasion de revenir sur la campagne écoulée.

Durant l’assemblée générale, Christophe Cautier, président du syndicat et Jean-Yves Foucault, président de Limagrain sont revenus sur les bons échanges entre les deux structures.
Durant l’assemblée générale, Christophe Cautier, président du syndicat et Jean-Yves Foucault, président de Limagrain sont revenus sur les bons échanges entre les deux structures.
© M. Comte

La saison 2014 n’a pas été de tout repos pour les producteurs de maïs semences. Encore une fois, les aléas climatiques n’ont pas joué en faveur de la culture. Un constat amer sur lequel est revenu Christophe Cautier, président du Syndicat des producteurs de maïs semences des Limagnes et du Val d’Allier, le 27 février dernier lors de l’assemblée générale. «Ce sont 6 080 ha qui ont été implantés en Limagne répartis en 131 variétés. Nous avons subi de nombreux aléas climatiques : vent de sable, grêle, pluviométrie importante (plus de 3 fois la normale) et surtout un manque de rayonnement. Près de 3 300 ha ont été déclarés sinistrés, un peu moins de la moitié pour manque de rayonnement, le reste étant réparti entre grêle, tempête et vent de sable. Au final, les résultats sont décevants puisque nous atteignons en moyenne 94% des références. »

D’un point de vue économique, les résultats des producteurs de maïs semences sont à hauteur de près de 100%, en incluant les indemnités d’assurance et les aides de solidarité versées par la coopérative. Un contexte auquel n’échappent pas les autres ré-gions françaises alors qu’au-delà des frontières du pays la saison a été plutôt bonne, comme le rappelle le président. «Au niveau national, les 93 500 ha implantés atteignent 103% des références. La production en Europe de l’Est réalise pour sa part 115 à 130%.»

Le plastique, une solution à tester

Lors de cette assemblée, le syndicat des producteurs de maïs semences a présenté les résultats de plusieurs expérimentations. L’une d’entre elles a particulièrement animé la salle. La plasticulture en Limagne permettrait la production de variétés plus tardives. Cependant, les surfaces plastiquées sont techniquement plus difficiles à travailler et sont confrontées à une problématique d’enherbement qui s’est accentuée depuis le retrait de certains herbicides. Alors depuis un an, une expérimentation teste le comportement des lignées femelles plastiquées pour répondre aux interrogations des producteurs. En 2013, les résultats ont montré un gain de 3,5 jours à la levée, 3 jours à la floraison et 2 jours à la récolte.

Lors de la dernière campagne, ce gain de précocité s’est encore révélé positif avec plus ou moins d’importance suivant les lignées (jusqu’à 10 jours d’avance). Un très bon point pour le plastique ; en revanche la problématique de l’enherbement n’est toujours pas résolue. Malgré la comparaison de plusieurs types de plastiques (couleur marron, pré-fendu et plastique Biolice), le développement des adventices reste toujours plus important que dans une culture non plastiquée.

Les expérimentations concernant cette méthode de production se poursuivent en 2015. A terme, l’objectif est de réussir à produire en Limagne des variétés plus tardives pour répondre à la demande du semencier. Pour l’heure, les producteurs n’espèrent qu’une seule chose : que la nouvelle campagne soit meilleure que la précédente.

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