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Mobilisation  GMS
Les prix des produits laitiers scrutés par les agriculteurs du Puy-de-Dôme

La FDPL 63 et les JA 63 ont répondu à l’appel à mobilisation lancé par la FNPL il y a quelques jours et sont allés dans une grande surface du département avec un seul objectif : dénoncer la non-application des Egalim et la non-prise en compte des coûts de production dans le prix de vente final des produits en magasin.

Identification des produits ne respectant pas la loi Egalim.
Identification des produits ne respectant pas la loi Egalim.
© FNSEA 63

Le rendez-vous a été donné au rayon lait du supermarché local. Il s’agissait d’aller vérifier les prix de vente du lait et de trois produits laitiers : le camembert, l’emmental râpé et les yaourts nature.
Thierry Chirol, membre du Conseil d’administration de la FDPL 63, faisait parti du groupe d’agriculteurs mobilisé ce jour-là : " On ne travaille pas pour rien. Les prix de vente affichés en magasin doivent au moins couvrir nos coûts de production ", explique-t-il.
A l’aide d’un tableau (voir ci-dessous) proposé par la Fédération nationale des producteurs de lait, toutes les vérifications ont été faites au milieu des chariots des consommateurs. " Un litre de lait doit être vendu au minimum 0,74€. Le yaourt à 1,34 € le kilo. Le kilo d’emmental râpé à 6,23 et 5,8 € le kilo de camembert " précisent les producteurs laitiers. Les produits laitiers, dont le prix est inférieur à ce que précise la loi Egalim, ont été immédiatement identifiés par les exploitants agricoles et des étiquettes " Produit ne respectant pas la loi Egalim " ont été apposées.

La loi Egalim, de 2018, prévoyait la prise en compte des coûts de production

Cette question de la juste répartition de la valeur au sein des filières agricoles est primordiale pour les producteurs de lait. "Pour un litre de lait, les producteurs récupèrent 0,388 €, les transformateurs obtiennent 0,250 €, les distributeurs ont 0,063 € et l’État 0,0385 €. Si le prix d’un litre de lait est inférieur à 0,74 €, ce sera sur le producteur que la baisse va se ressentir " détaille Thierry Chirol.
Les responsables du Leclerc La Pardieu, qui ont échangé avec les agriculteurs, ont mis en cause les industriels, en dénonçant "l’opacité " avec laquelle ils construisent leurs prix. Ils ont assuré aux producteurs que leur lait de marque distributeur était acheté à un prix minimum de 365 €/tonne. Des négociations seraient " en cours afin de faire augmenter ce prix ", d’après le directeur de la grande surface.
Rappelons que la loi Egalim, sortie il y a trois ans, prévoyait un encadrement des promotions et une interdiction de revente à perte. À la suite de cela, « un coût de production a été établi pour chaque type de produit, validé par l’État et par la Commission européenne, qui doit être intégré dans le prix, pour que les exploitants agricoles soient bien rémunérés. Chaque maillon de la chaine doit le respecter afin d’être en accord avec la loi », précise le producteur de lait départemental.
«Mais il y a encore beaucoup de travail à faire pour que les prix des produits intègrent ces coûts de production et donc que la valeur soit partagée correctement. Et si certains produits sont bien vendus au prix minimum, nous n’avons, nous agriculteurs, aucun moyen de «contrôler» la redescente de la marge à tous les échelons et notamment jusqu’à notre niveau ».

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