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Les “petites mains” de Météo France

Météo France Cantal réunissait ses observateurs bénévoles la semaine dernière à Murat. Ils écrivent au quotidien la mémoire climatique du département.

Les observateurs bénévoles de Météo France réunis pour la “photo de famille”.
Les observateurs bénévoles de Météo France réunis pour la “photo de famille”.
© L'Union du Cantal
Ils sont les “petites mains” de Météo France. Chaque matin à 8 heures, ils écrivent la mémoire météorologique et climatique de la France et du Cantal en particulier. Fidèles à leurs outils d’observation et leur calepin, les observateurs de Météo France notent scrupuleusement (certains depuis 50 ans !) le temps qu’il fait dans leur village : pluviométrie, hauteurs de neige, températures, vents et les événements exceptionnels. Tous, par exemple se souviennent de la tempête de décembre 1999. Les observateurs Météo France du Cantal étaient réunis fin septembre à Murat pour être récompensés de leur engagement. Ils ont reçu, qui une médaille, qui un livre sur le climat, qui un parapluie d’Aurillac pour 5, 10, 20, 30, 40… 50 ans de bons et loyaux services. Parmi eux, une petite poignée œuvre depuis un demi-siècle pour la bonne cause. Un véritable sacerdoce !
“Une véritable mission de service public”
Présent à cette “fête de famille”, Jean-François Delage, préfet du Cantal, a souligné “l’abnégation de chacun à remplir bénévolement cette véritable mission de service public, une mission historique de la République puisqu’il avait été demandé aux préfets d’établir un réseau météo dès 1799”. “Tous les matins, a aussi signalé le représentant de l’Etat, je prends connaissance de la carte météo pour m’informer de la situation en amont pour réagir efficacement, notamment en hiver”. 50 points de relevés météorologiques sont recensés dans le Cantal. Une dizaine d’automates météorologiques au sol fournissent des données toutes les heures. Enregistrant jusqu’à l’ensoleillement et l’intensité pluvieuse. Quarante autres, sur autant de communes, sont tenus par les observateurs bénévoles, agriculteurs, agents municipaux, jardiniers, retraités… Les gendarmes des brigades rurales participent en plusieurs endroits du département. “Certains sites apportent un complément d’information comme le Lioran avec Joël Saule ou Prat de Bouc avec Bernard Porteneuve pour les hauteurs de neige sur les domaines skiable, précise Jean-Pierre Lemarchand, directeur départemental de Météo-France. Nous échangeons aussi beaucoup en période d’hiver avec le peloton de gendarmerie de montagne pour connaître la qualité de la neige et lancer si nécessaire un bulletin de risque d’avalanches”.

Le plus ancien relevé date de 1833
La série d’observations la plus ancienne sur le département se situe à Saint-Flour, sans interruption depuis 1923. Le plus ancien relevé météo dans le Cantal date de 1833. C’est grâce à ce travail effectué partout à 8 heures, “dans la rosée du matin”, selon Jean-Pierre Lemarchand, que l’on connaît le climat, et les micro climats cantaliens. Pascal Renaude, directeur interrégional Auvergne-Bourgogne-Rhône-Alpes, a remercié les participants de leur travail dans la régularité, la qualité des données et la durée. “Vous êtes des fournisseurs de données et des agents de Météo France puisque vous pouvez véhiculer la culture météorologique autour de vous, a-t-il insisté. Vous contribuez à notre mission de sécurité des biens et des personnes, car toute prévision se nourrit d’observations, de cette mémoire à laquelle vous participez”. Et cette mémoire n’a que 120 ans, peu finalement à l’échelle de la Terre. L’application de chaque observateur sur le terrain sera probablement supplantée dans quelques années par les informations fournies par les satellites.

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