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Yokaï judo
Les Pavia : une famille en or

Le Nord-Cantal est le nouveau point de chute de la famille Pavia, dont le nom a été mis en lumière par Automne, médaillée de bronze aux JO de Londres. Une expérience qui profite au judo cantalien.

Groupe de judokas et d'élus
Lundi, c’était le premier jour du stage à Champs-sur-Tarentaine organisé par le Yokaï judo club. L’occasion également de réunir les partenaires de l’opération 1 000 dojos.
© M. V.

Ils l’ont avoué sans mal lundi soir, dans le dojo de Champs-sur-Tarentaine : le projet de la famille Pavia d’ouvrir un club de judo dans le Nord-Cantal n’a pas convaincu d’emblée Daniel Chevaleyre, maire de Champs-sur-Tarentaine, ni Jean Mage, son homologue de Condat. “Je me suis même demandé ce qu’ils venaient faire ici, avoue ce dernier. Je n’y croyais pas mais votre initiative est couronnée de succès.” 
Pour Romain Jammet, président de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes de judo, l’arrivée de la famille Pavia dans le département est “une bonne surprise, d’autant que nous manquons de professeurs diplômés. Nous en avons donc trois nouveaux et ça compte énormément. Ils s’installent en plus dans une zone du territoire qui était carencée donc nous en sommes très heureux”.


Judo itinérant


Ce sont ainsi trois communes - Champs-sur-Tarentaine, Condat et Saignes(1) -, et 67 licenciés qui profitent de cette réussite, grâce à la pugnacité de toute une famille venue s’installer à Vebret et dont le papa, Richard, est directeur technique du Yokaï judo club. Autour de lui, le président Thibaut Douay, avec qui il a déjà partagé des aventures dans l’Oise et à Carcassonne : “C’est un très beau projet, particulièrement important en zone rurale. On pense qu’on ne peut pas y développer la pratique, mais c’est faux, notamment grâce à notre itinérance. Dans l’Oise, nous avions 300 licenciés, plus de 500 à Carcassonne et tout ce que nous souhaitons pour le club et le territoire, c’est le même succès. On peut pratiquer à tout âge, pour devenir un très grand champion, ou bien pour des gens comme moi, qui montent sur le tapis pour transpirer un peu.” 
Et puis bien sûr, la famille. Deux parents, huit enfants, qui ont tous pratiqué le judo et qui pèsent 30 dan (grades) à eux dix ! “Oh la vache...”, souffle Richard, qui n’avait jamais osé compter la valeur des ceintures des Pavia... Virginie, la maman, est trésorière du club, et des enfants sont impliqués de près ou de loin au Yokaï : Ulysse, Virgile, plus jeune 5e dan de France à 29 ans, Théodène, Olympe et Automne, marraine de ce nouveau club affilié à la fédération française. La médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Londres en catégorie - 57 kg a rejoint Champs-sur-Tarentaine pour lancer le stage d’une semaine auquel participent 50 jeunes venus du Cantal mais aussi de l’extérieur du département. Elle aussi arrivée en famille, avec son mari, Alexandre Iddir, médaillé d’or par équipe mixte lors des Jeux olympiques d’été de 2020 à Tokyo, et leurs deux jeunes enfants. 


“Soutenir la famille”


Retraitée des tatamis depuis 2019, la jeune femme, 35 ans, n’en a toujours pas terminé avec la compétition puisqu’elle est désormais entraîneure nationale des jeunes féminines et après deux jours de “parenthèse” dans le Cantal, elle reprenait la direction de Paris pour trouver des partenaires d’entraînement aux sportifs qui vont disputer les Jeux olympiques. Entre selfies et signature sur les ceintures, elle confiait combien c’était important pour elle d’être là, “de soutenir la famille. On montre aux enfants que l’on a commencé comme eux, avec une ceinture blanche, dans un petit club”.

(1) Et Aurillac, où Olympe Pavia entraînera au sein de l’Ajac.

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