Aller au contenu principal

Les palefreniers-soigneurs mis en lumière lors du concours des meilleurs apprentis de France

Le lycée agricole de Saint-Chély-d’Apcher accueillait pour la première fois le concours régional des meilleurs apprentis de France palefreniers-soigneurs jeudi 2 mai. Ce concours, lancé il y a trois ans, a pour but de valoriser un rouage « essentiel, mais sous-estimé, de la filière cheval ».
 

Onze candidats venus de toute la région Occitanie, dont trois Lozériennes (deux en formation au sein du lycée François Rabelais et une élève du CFA de Marvejols) se sont donc confrontés jeudi 3 mai à différentes épreuves pour ensuite être classés. Les médaillés d’or du concours régional se retrouveront en finale les 7 et 8 juin, à l’hippodrome de Lyon-Parilly.

« Être fier(e) de son métier »
Depuis 1985, le concours « Un des meilleurs apprentis de France » (MAF), pensé et organisé par la société nationale Meilleur ouvrier de France (MOF), offre la possibilité à des apprenants de tous horizons professionnels de montrer leur savoir-faire, promouvant ainsi le travail manuel.
Le MAF est ouvert à tous les jeunes âgés de moins de 21 ans, en formation initiale sous statut d’apprenti, de stagiaire ou d’étudiant. Jusqu’en 2022, la filière équine était représentée à ce concours par les métiers de sellier-harnacheur et de maréchal-ferrant. Année où il a été décidé que quatre nouveaux métiers de la filière équine seraient intégrés aux meilleurs apprentis de France : palefrenier-soigneur ; cavalier d’entraînement ; lad-driver et lad-jockey ; enseignant d’équitation. Ce concours est un coup de projecteur sur l’excellence des savoir-faire dans les métiers de la filière équine et représente une véritable opportunité de promouvoir les métiers en lien avec le cheval. Il met également en valeur l’excellence des jeunes et la qualité des formations. Chaque épreuve permet d’apprécier les connaissances, l’attitude et les compétences des candidats, évalués par des professionnels référents dans leur domaine.
Sur 550 prétendants au titre de MAF inscrits dans l’hexagone dans les métiers du cheval, en 2024, 306 candidats étaient représentés dans le métier de palefrenier-soigneur ; 21 candidats se retrouveront, par ailleurs, pour la finale cette année. « C’est une très bonne nouvelle, nous sommes ravis du nombre d’inscrits qui croît chaque année pour le concours MAF de ce métier de palefrenier-soigneur, qui est un métier de l’ombre, mais reste indispensable », a noté Équi-ressources (IFCE), l’un des partenaires à l’origine du concours.

Un métier essentiel
Le palefrenier-soigneur occupe une place prépondérante dans l’écurie. Son rôle est, en effet, d’assurer les soins aux chevaux ainsi que l’entretien de la structure au quotidien. Il doit accorder une attention particulière à la cavalerie et pouvoir détecter la moindre anomalie chez un cheval lorsqu’il s’en occupe. Il participe aussi à l’accueil du public et à l’animation de la structure. C’est pourquoi ce métier nécessite une bonne connaissance du cheval et de ses besoins. 
En Lozère, deux établissements proposent une formation dans ce métier pourvoyeur d’emploi, en France comme à l’étranger : le Legtpa, sur son site du lycée agricole François Rabelais, en formation initiale ou apprentissage, et le CFA-CFPPA de Marvejols, en apprentissage (proposant une formation initiale ou professionnelle continue par alternance sous statut salarié : contrat pro ou d’apprentissage). Le CAPA palefrenier soigneur peut permettre la poursuite des études en Bac Pro CGEA (conduite et gestion de l’exploitation agricole) système à dominante élevage et en Bac Pro CGEH (conduite et gestion de l’entreprise hippique).
Si aucun Lozérien n’a été retenu pour la finale cette année, les sourires sur les visages des candidats en disaient long sur leur envie de recommencer. Certains ont d’ailleurs déjà prévu de peaufiner leurs techniques en vue des épreuves de l’an prochain.
 

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière