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Les OPA maintiennent leurs critiques

Après la mise en ligne d'un outil de calcul provisoire par l'Ademe, les acteurs du monde agricole restent prudents sur l'affichage environnemental. Selon eux, la méthode ne valoriserait toujours pas assez l'origine ou les modes de production.

Après la mise en ligne d'un outil de calcul provisoire par l'Ademe, les acteurs du monde agricole restent prudents sur l'affichage environnemental. Selon eux, la méthode ne valoriserait toujours pas assez l'origine ou les modes de production.
Après la mise en ligne d'un outil de calcul provisoire par l'Ademe, les acteurs du monde agricole restent prudents sur l'affichage environnemental. Selon eux, la méthode ne valoriserait toujours pas assez l'origine ou les modes de production.
© François d'Alteroche/Illustration

L'alerte vient de l'interprofession de l'élevage : l'outil de calcul récemment dévoilé par l'Ademe en vue d'établir un affichage environnemental au niveau national ne répondrait toujours pas aux critiques répétées depuis plusieurs mois. Même s'il s'agit d'une méthode destinée à évoluer, s'agace Interbev, le poulet brésilien conventionnel obtiendrait d'après les premières simulations une meilleure note que le boeuf français bio. « La méthode, même complétée avec ces indicateurs complémentaires (hors ACV) n'est pas satisfaisante pour la filière élevage et viande », conclut l'interprofession.
Les critiques visent encore sur le fond l'analyse de vie, prépondérante dans les calculs. Les indicateurs complémentaires sur la diversité, les infrastructures agroécologiques ou les méthodes d'élevage, ne seraient toujours pas assez forts pour compenser l'ACV et le poids accordé au climat, à hauteur de 21 % contre 12,5 % pour la biodiversité. Or, il s'agissait là d'un enjeu central pour cette nouvelle méthode : corriger les défauts de l'analyse de cycle de vie jugée trop centrée sur le carbone, pour valoriser les autres bénéfices environnementaux des produits agricoles, notamment la protection des prairies par le pâturage.

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