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Réforme de la PAC
Les Massifs se font l’écho de l’appel

À l’occasion d’une conférence de presse, organisée à Paris, les massifs du Jura, du Massif central, des Alpes, des Pyrénées et des Vosges ont réaffirmé leur volonté d’obtenir une forte revalorisation des ICHN.

© Philippe Tastet

Le grand Massif central a dit haut et fort ce qu’il attendait de la PAC, le 20 septembre dernier à Tulle, devant élus locaux et parlementaires. Le 24 septembre, ce sont les massifs réunis du Jura, du Massif central, des Alpes, des Pyrénées et des Vosges qui ont appuyé, à Paris, les revendications exprimées à Tulle. Devant la presse, et avec une volonté certaine que le message soit aussi entendu par le Président de la République et le ministre de l’agriculture, la section « montagne » de la FNSEA a expliqué vouloir obtenir un renforcement conséquent de l’ICHN, tel que le permettent les textes européens. « L’écart de revenu, de 15 000 euros en zone de montagne à 27 000 euros en moyenne nationale, ne saurait durer. Sinon, on va perdre des élevages dans ces zones », a expliqué, Patrick Bénézit, coordonnateur du berceau des races à viande du Massif central.
« Nous attendons une forte majoration du budget affecté à la compensation des handicaps, de manière à atteindre au moins 1,3 milliard d’euros », a précisé Christophe Léger, représentant des Alpes du Nord.
Transférer des fonds du premier pilier vers le second
Mais l’éleveur prévient : « Nous ne voulons pas que l’arbitrage favorable sur l’ICHN revalorisée et forte soit défavorable aux autres mesures du deuxième pilier, en matière de modernisation, installation, assurances… et qui contribuent de manière importante à la dynamique économique ». C’est pourquoi, l’inter-massif invite le ministère à faire preuve de courage pour faire en sorte « qu’une partie du premier pilier de la PAC bascule vers ce second pilier, pour obtenir une ICHN forte ».
Une mesure légitime pour les responsables professionnels, dont l’impact est jugée d’autant plus important que « les territoires des zones fragiles accusent des revenus très faibles depuis ces dernières années ».
Outre l’ICHN, les massifs voient aussi dans le couplage de sérieuses opportunités à saisir. Ils défendent ainsi le maintien des budgets alloués aux vaches allaitantes (690 Meuros), aux ovins et aux caprins (135 Meuros) et aux veaux sous la mère (4 Meuros) et un doublement (passer de 40 à 80 Meuros) des aides à la production de lait de montagne en zone ICHN, « là où les élevages laitiers basculent facilement en allaitant ». Pour la production porcine en zone de montagne, les massifs estiment que les portes ne doivent pas être fermées. À l’heure où les arbitrages entrent dans leurs dernières lignes droites, les professionnels savent qu’il y aura des compromis à faire. Mais attention, les syndicalistes connaissent les dossiers, et Patrick Bénézit d’annoncer la couleur : « Si l’on n’a pas ce que l’on veut sur le deuxième pilier et tout particulièrement sur l’ICHN, ce sera une mauvaise réforme, précise-t-il. On ne comprendrait pas que les curseurs ne soient pas utilisés à leur maximum. Il ne faudra pas dire que c’est la faute de l’Europe ».

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