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Les manifestations AGRICOLES dans le Massif central

Il n'a pas fallu beaucoup d'arguments pour enjoindre les agriculteurs à exprimer leur colère. Prix, FCO, sécheresse, PAC...Les problèmes récurrents confinent certains au désespoir et à cette désagréable impression que leur avenir ne tient plus qu'à un fil. Retour sur les manifestations dans le Massif central.

Au fil des manifs

 

 

En Creuse, lundi dernier, des agriculteurs de la FDSEA et des JA ont répandu du fumier devant le centre des impôts avant de prendre la direction de la préfecture où ils ont été reçus par le préfet du département. D'autres mobilisations pourraient avoir lieu dans les jours à venir, notamment du côté d'Aubusson.

En Lozère, la FDSEA et les JA se sont prêtés à une véritable démonstration de force en réunissant mercredi dernier, sur la place Urbain V de Mende, 250 agriculteurs et quelques 150 tracteurs. Sous les fenêtres de la préfecture, les manifestants ont réclamé « des solutions » pour sortir du marasme dans lequel sont plongées les filières agricoles.

Dans l'Allier, 200 agriculteurs particulièrement remontés, sont venus crier leur désarroi et déverser leur colère... et leur lisier devant les grilles de la Préfecture, de la DDT et de la MSA. Les manifestants arrivés en cortège funéraire à grand renfort de cercueils plus explicites les uns que les autres « Mort pour nourrir la France », « les paysans travaillent pour engraisser Bigard »...ont occupé les lieux toute la journée. Loin de les rassurer les propos du préfet n'ont fait qu'attiser les sifflets, les protestations, l'embrassement des pneus et les jets d'oeufs sur les CRS.

Dans le Cantal, pas un jour sans une manifestation. Dès le 26 janvier, à l'appel de la FNSEA et des JA, les éleveurs du département ont manifesté à Aurillac, Mauriac et Saint-Flour. Malgré les portes fermées des sous-préfectures et de la DDCSPP (services vétérinaires), ils se sont introduits dans les 3 sites, qu'ils ont bloqués jusqu'en fin d'après-midi. Les JA ont même muré l'entrée de la DDCSPP, comprenez « On nous a dit de ne pas casser... Alors, on va bâtir ». Dimanche soir, de nombreux bâtiments publics ont été pris pour cible. Dans tout l'arrondissement de Saint-Flour, les agriculteurs ont une nouvelle fois souhaité interpeller les pouvoirs publics  et exprimer leur désarroi. "On n'en peut plus, on en a ras-le-bol, plus que ras-le-bol, on est au bout du bout, on n'a pas grand chose à perdre", reconnaît Guy Touzet, secrétaire général adjoint de la FDSEA du Cantal. Mardi matin, rebelote toujours du côté de Saint-Flour, où les agriculteurs ont muré la sous-préfecture avant de déverser du fumier.

En Haute-Loire, la FDSEA et les JA ont organisé mercredi dernier, un rassemblement devant la préfecture. En signe de protestation, les 200 agriculteurs présents ont lancé leurs bottes, leurs vêtements de travail et de la paille dans la cour de la préfecture. Cette semaine, une manifestation était programmée devant les entreprises Savencia et Sodiaal.

En Corrèze, les Jeunes agriculteurs sont passés à l'action le 21 au soir, tard dans la nuit. Devant la préfecture de Tulle, ils ont dessiné sur le sol une vache rouge en colère et quatre croix pour symboliser les productions agricoles corréziennes phares en crise : arboriculture, élevage porcin, aviculture et élevage bovin...

Dans le Puy-de-Dôme, jeudi dernier, une centaine d'agriculteurs emmenés par la FNSEA 63 et les JA se sont retrouvés devant la préfecture où ils ont symboliquement déposé leurs bottes. Les responsables syndicaux se sont ensuite entretenus avec la préfète.

Sophie Chatenet

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