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Les intercultures, un levier agronomique au service de la biodiversité

Pour la campagne 2026-2027, la Fédération des Chasseurs de la Creuse renouvelle son opération de soutien aux exploitants agricoles avec une prise en charge de 60 % du coût des semences.

© FDC23

La Fédération Départementale des Chasseurs de la Creuse et la Chambre d’Agriculture de la Creuse renouvellent en 2026 leur programme en faveur des intercultures. Une initiative qui conjugue intérêts agronomiques, respect de l’environnement et soutien à la faune sauvage.

Entre deux cultures principales, la période automne-hiver est souvent synonyme de sols nus et exposés. Pour répondre à cet enjeu, la Fédération des Chasseurs de la Creuse, avec l’appui technique de la Chambre d’Agriculture, encourage la mise en place de couverts végétaux, également appelés intercultures.

Ces cultures intermédiaires, implantées de septembre à février, offrent de nombreux bénéfices. Elles permettent d’abord de protéger les sols contre l’érosion, de limiter les pertes d’azote en jouant un rôle de piège à nitrates et de réduire le développement des adventices. Elles contribuent également à enrichir les sols en matière organique, à améliorer leur structure et à stimuler leur activité biologique.

Des alliés précieux pour les agriculteurs

Les intercultures favorisent aussi le développement d’une biodiversité utile aux exploitations agricoles. Les carabes et staphylins, par exemple, sont des prédateurs naturels des pucerons et des limaces. Les abeilles, bourdons et syrphes participent quant à eux à la pollinisation des cultures.

Au-delà des insectes auxiliaires, les couverts constituent des zones de refuge et d’alimentation pour de nombreuses espèces de la faune sauvage, du petit gibier jusqu’aux grands mammifères. Durant la mauvaise saison, ces espaces végétalisés offrent des ressources devenues rares dans les paysages agricoles.

Deux mélanges adaptés aux objectifs recherchés

Le dispositif propose deux types de mélanges : Mélange à 10 kg/ha (2,5 kg de moutarde blanche ; 2,5 kg de radis fourrager ; 2,5 kg de radis chinois ; 2,5 kg de phacélie) et le Mélange à 25 kg/ha (10 kg de sarrasin ; 12 kg d’avoine rude ; 3 kg de phacélie)

La moutarde, les radis et le sarrasin se distinguent par leur croissance rapide et leur capacité à capter les nitrates. L’avoine constitue une source de nourriture appréciée de la petite faune de plaine, tandis que la phacélie, particulièrement mellifère, attire de nombreux insectes pollinisateurs dès sa floraison.

Un itinéraire technique précis

Pour être éligibles au dispositif, les couverts doivent être semés avant le 5 septembre, après déchaumage, dans le cadre de l’éco-régime de la PAC. Le semis peut être réalisé à la volée ou en ligne, avec un roulage conseillé pour favoriser la levée.

Le couvert doit rester en place jusqu’au 15 février. Aucune pâture ni récolte n’est autorisée pendant cette période. Sa destruction devra être réalisée mécaniquement, sans intervention chimique ou mécanique durant la phase d’implantation.

Un accompagnement financier des agriculteurs

L’engagement se matérialise par une convention annuelle entre l’exploitant agricole, la Fédération des Chasseurs de la Creuse et le détenteur du droit de chasse concerné.

Les semences sont fournies par la Fédération Départementale des Chasseurs. Le financement du dispositif est partagé entre la Fédération et l’exploitant agricole, selon une surface définie au préalable.

À travers cette action, les partenaires démontrent qu’il est possible de concilier performance agronomique, préservation des ressources naturelles et maintien de la biodiversité. Une démarche gagnante pour les exploitations agricoles comme pour les territoires ruraux.

Renseignements : FDC 23 : Tél. 05 55 52 17 31

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