Aller au contenu principal

Les Français ont consommé moins de lait et de beurre

[article] En 2023, les achats de lait conditionné et de matières grasses solides ont baissé, tandis que les volumes de fromage vendus sont restés stables alors que les quantités achetées de crème conditionnée ont augmenté.

© istock

FranceAgriMer vient de publier une étude sur la consommation des produits laitiers en France. Elle relève une tendance à la baisse des achats par les Français pour leur consommation à domicile. Ainsi, les achats de lait conditionné ont reculé de 3,1 % entre 2022 et 2023, avec une baisse plus marquée pour le lait biologique (- 11,3 %), le lait de chèvre (- 15,7 %) ou le lait frais et fermenté (- 9,2 %). « Le lait de consommation est principalement consommé au petit-déjeuner (76 % des occasions de consommation), mais il n’est présent que dans 35,4 % des petits-déjeuners des Français. Cette proportion a baissé de 2,6 points par rapport à 2019. »


L'allégé privilégié


Les achats de beurre en 2023 sont également en repli, avec une baisse de 5 % par rapport à l’année précédente. Ce recul est encore plus marqué pour le beurre biologique (- 9,7 %). Les volumes de matières grasses allégées ont augmenté de 15,2 % par rapport à 2022. Ces produits, moins onéreux que du beurre, contiennent notamment les beurres à 60 %, commercialisés sur des formats similaires aux beurres classiques. Entre 2022 et 2023, l’écart de prix entre les deux produits s’est même accentué : les matières grasses allégées, à en moyenne 7,50 €/kg en 2023, étaient 2,66 €/kg moins chères que le beurre classique, tandis que l’écart de prix était de 2,08 €/kg en 2022. Le prix des matières grasses allégées a toutefois été en forte progression (+ 11,1 %), tout comme celui du beurre (+ 15,1 %). La margarine, matière grasse solide la plus abordable, n’a pas été non plus un choix de report des Français en 2023, comme elle ne l’avait pas été en 2022. La tendance de fond, sur la revalorisation de l’image de la matière grasse laitière, était donc toujours présente en 2023 et la baisse des quantités achetées de beurre semble donc être essentiellement conjoncturelle.


Les fromages résistent


En 2023, les volumes de fromages achetés par les consommateurs français sont restés stables, mais avec une évolution inégale selon les types de lait.
Ainsi, par rapport à 2022, il y a eu une légère augmentation des achats de fromages de vaches (+0,4 %) et de fromages de chèvre (+ 0,8 %), alors que les fromages de brebis, plus onéreux, sont en net repli (- 4,6 %).


Le retour du yaourt nature


En 2023, les achats par les ménages de produits ultra-frais toutes catégories confondues ont nettement augmenté en valeur (+ 12,1 %), soutenus par une revalorisation importante du prix moyen (+ 13,4 %, soit + 37 centimes/kg). En revanche, les volumes achetés ont reculé de 1,1 %. Cette baisse s'explique principalement par une diminution des quantités achetées par acte d’achat (- 2,1 %), tandis que le taux de pénétration et la fréquence d’achat sont restés stables. En 2023, la baisse des achats a concerné toutes les catégories : les yaourts (- 0,7 %), les fromages frais (- 0,4 %) et les desserts frais (- 2,8 %). Pour les yaourts, les volumes achetés ont évolué différemment selon les différentes catégories : seuls les achats de yaourts nature ont connu une progression (+ 2,3 %/2022) pour la deuxième année consécutive.
 

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière