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Les forestiers redoutent une recrudescence des dégâts

Le plan de chasse chevreuil 2007-2008 ne satisfait pas les forestiers. Ils créent un observatoire.

Les avis divergent quant à la baisse de la population de chevreuils dans les forêts.
Les avis divergent quant à la baisse de la population de chevreuils dans les forêts.
© L'Union du Cantal
Après la crise de l’hiver 2006-2007, qui avait montré l’existence d’une population de cerfs trop importante, le plan de chasse de ces animaux a notablement augmenté et la situation s’est nettement améliorée sur le front des dégâts aux peuplements forestiers. Le plan de chasse chevreuil a par contre été sensiblement diminué pour la saison 2007/2008. A tel point que le syndicat des forestiers privés et l’association des communes forestières craignent une recrudescence des dégâts dans les plantations. Ils demandent aux propriétaires publics ou privés concernés de les déclarer sans délai.“L’avis des organismes forestiers n’a pas été entendu”

Le plan de chasse est arrêté chaque année par le préfet après consultation des organismes cynégétiques (Office national de la chasse et Fédération des chasseurs) et des organismes forestiers (ONF et CRPF), en tenant compte du pourcentage de réalisation du plan de chasse précédent. “Cette année, l’élaboration du plan de chasse chevreuil 2007-2008 a posé des problèmes et l’avis des organismes forestiers n’a pas été suivi”, soulignent les présidents de l’association des communes forestières et du syndicat des sylviculteurs. “La Fédération des chasseurs a signalé une baisse alarmante de la population, alors que les forestiers estimaient qu’elle était seulement modérée et localisée principalement aux secteurs de montagne”, expliquent-ils. “Les chiffres proposés par les uns et les autres différaient de plus de 1 000 bracelets (25 %), mais le total des attributions demandées par les chasseurs sur le terrain (ACCA et chasses privées) se situait à mi-chemin entre les deux estimations. Devant cette situation, les forestiers ont proposé de se rallier à ce chiffre moyen, mais le préfet en a décidé autrement et a retenu le chiffre proposé par l’Office national de la chasse, proche de celui de la Fédération des chasseurs”, poursuivent-ils.

Un inventaire des dégâts va être réalisé

Et d’avertir que “les forestiers vont en tirer les conséquences qui s’imposent et en particulier relancer auprès du ministère de l’Agriculture la mise en application de l’article L425-12 du code de l’environnement inséré par la loi du 23 février 2005 qui prévoit une forme d’indemnisation des dégâts forestiers”. Dans l’immédiat, ils “étudient avec la DDAF et les organismes cynégétiques un projet proposé par les COFOR qui consiste à mettre en place un “observatoire de l’impact du gibier sur les milieux forestiers” qui comportera dans un premier temps un inventaire précis des peuplements sensibles”. Cet inventaire sera réalisé par l’ONF pour la forêt publique. Pour la forêt privée, le CRPF demande aux propriétaires d’une surface supérieure à 4 hectares de lui signaler les jeunes peuplements forestiers (plantations ou régénérations) qu’ils estiment sensibles aux dégâts de gibier en précisant la localisation, la surface et la nature du peuplement. Le syndicat des sylviculteurs demande également à tous les propriétaires, mêmes non adhérents, de l’informer sans délai de tout nouveau dégât apparu dans leurs bois. Un agent du CRPF ou un responsable du syndicat viendra vérifier le sinistre sur le terrain pour attester la validité de la déclaration. “Toutes ces informations doivent parvenir avant le 31 mars 2008 de manière à pouvoir être utilisées lors de l’élaboration du plan de chasse 2008-2009”, conclut le communiqué.

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