Aller au contenu principal

Les fermentations dans l’alimentation

Dans son livre, Jamais seul : ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations, Marc-André Sélosse propose de réactualiser notre regard sur les micro-organismes à la lumière des dernières avancées de la science.

© Margot Fellmann

Les considérations générales sur les microbes sont encore très influencées par les découvertes de Louis Pasteur (1822-1895), avec les notions de propriétés pathogènes et de stérilité, incitant à porter un regard négatif et craintif sur les microbes. Considérations dont les excès conduisent aujourd’hui à certaines impasses… Sans doute, les travaux sur la symbiose mycorhizienne ont amené Marc-André Sélosse à ces reconsidérations. Dans son ouvrage Jamais seul, il livre un regard sur l’intérêt des fermentations dans l’alimentation, à une époque qui voudrait trop souvent les proscrire par des normes sanitaires excessives.

La fermentation, la malbouffe du Néolithique
« L’intestin, c’est plein de bactéries, c’est comme les sols. En fait, il y a des microbes partout. Et les prendre en charge dans toutes leurs dimensions fonctionnelles, c’est gérer différemment les sols, les animaux et les aliments », introduit Marc-André Sélosse. « Depuis des millénaires, il y a dans notre alimentation des microbes », que l’on utilise pour fermenter. Appliqué à la viande, aux fromages ou encore aux légumes, le bilan de la fermentation se traduit par une dégradation et une perte de volume alimentaire. « C’est un véritable paradoxe ! À une époque où l’alimentation pouvait venir à manquer, pourquoi l’homme s’est-il échiné à dégrader sa nourriture et donc à se nourrir de microbes au lieu de se nourrir directement de l’aliment ? », interroge Marc-André Sélosse. « La raison de la fermentation, c’est la malbouffe du Néolithique (ndlr - 8 500 ans av. J.-C. à - 3 000 ans av. J.-C.) », lance-t-il. Car « le début de l’agriculture fut chaotique, voire toxique ».

 

Article à lire dans le Réveil Lozère n°1553, du 26 mars 2020, en page 12.

Rédaction Réussir

Les plus lus

En 2010 et 2015, les éleveurs avaient déjà bloqué les sites du groupe Bigard.
Les éleveurs de viande bovine vont bloquer les abattoirs du groupe Bigard

Trop c'est trop. Face à la baisse continue des cours en viande bovine, les éleveurs ont décidé de passer à l'action. Ils…

Portrait Mickaël Clarissou : l’éleveur limousin qui sculpte l’avenir de son troupeau

Éleveur passionné au GAEC Clarissou situé à la Croix du Don près de Saint-Paul, Mickaël perpétue avec son frère Jérôme un…

fromages saint-nectaire
La filière AOP saint-nectaire progresse, mais l’idée d’une régulation des volumes reste d’actualité

Rejeté au printemps par les producteurs, le projet de maîtrise des volumes de l'AOP saint-nectaire reste indispensable pour…

apiculteur à coté d'un essain
L’apiculteur qui danse avec les abeilles et les saisons

Gilles Morello, 54 ans, est un homme de défis. Éleveur de vaches Salers en Gaec à Puy-Morel avec son fils Pierredepuis 1995,…

Les cultures de maïs consommation et semence ont souffert davantage des fortes chaleurs que du manque d'eau avec une grosse problématique de fécondation.
La production de maïs semoulier en chute libre en Auvergne, Limagrain contraint aux importations

La filière maïs en Limagne est face à un défi historique. Pour Limagrain, 2026 s'annonce d'ores et déjà comme une année noire,…

Plus de 80 % des Cuma ont une activité récolte.
Agriculture : comment bénéficier du crédit d'impôt CUMA ?

Le dispositif s'adresse directement aux agriculteurs et agricultrices membres d'une CUMA. Le calcul se base sur le montant des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière