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Les eurodéputés avancent vers une position commune

Malgré leurs divergences, les commissions parlementaires de l'Agriculture et de l'Environnement ont réussi à dégager un certain nombre de compromis sur les propositions de la Commission européenne pour la stratégie De la ferme à la table. Ils adopteront leur position définitive après l'été.

Norbert Lins, président de la Comagri.
Norbert Lins, président de la Comagri.
© EP - Philippe Buissin

Les commissions de l'Environnement (Comenvi) et de l'Agriculture (Comagri) du Parlement européen ont approuvé une série d'amendements de compromis à leur rapport sur la stratégie De la ferme à la table qui doit être soumis à un vote conjoint des deux commissions les 9 et 10 septembre avant de passer en plénière. Les deux rapporteurs, aux avis pourtant très divergents, l'Italien Herbert Dorfmann (du PPE) pour la Comagri et la Néerlandaise Anja Hazekamp (de la Gauche) pour la Comenvi, sont parvenus à convenir de positions sur les grands axes de la stratégie proposée par la Commission européenne.
Les amendements de compromis soulignent l'importance des évaluations d'impact qui devront couvrir les trois dimensions de la durabilité (environnementale, économique et sociale, y compris la santé). Les eurodéputés estiment que les objectifs de réduction des engrais et de la résistance aux antimicrobiens « dépendent de la disponibilité d'alternatives plus sûres, efficaces et efficientes ». De même en ce qui concerne les pesticides, ils soulignent le rôle clé de la lutte intégrée contre les ravageurs dans la réduction de la dépendance aux produits phytosanitaires.
En ce qui concerne l'élevage, les parlementaires insistent sur la production agricole à faible densité qui peut avoir de multiples effets positifs sur l'environnement et la conservation des paysages culturels (protection des zones rurales contre le dépeuplement et l'abandon, atténuation du changement climatique, restauration de la biodiversité). Et ils ajoutent que les pratiques d'élevage à plus fortes densités de peuplement et les monocultures « devraient être soutenues dans la transition vers des formes de production plus durables ».

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