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Les éleveurs Salers du Puy-de-Dôme maintiennent le dynamisme associatif face au défi démographique

Avec 17 303 vaches Salers en 2026, la race affiche une stabilité fragile dans le Puy-de-Dôme, après une baisse de près de 5 % depuis 2022. Malgré ce recul, les éleveurs redoublent d’efforts pour valoriser le patrimoine génétique de la race. 

vaches salers dans un près
© Mélodie Comte

L’Assemblée Générale du syndicat de la race Salers dans le Puy-de-Dôme a été l’occasion de dresser un bilan complet des activités de l’année 2025 et de présenter les perspectives pour 2026. Cet événement, organisé à Brassac-les-Mines la semaine dernière, a permis de mettre en lumière les défis et les réussites de la race Salers, tout en soulignant l’engagement des éleveurs locaux.

Les effectifs de la race Salers : une stabilité relative

Les chiffres présentés lors de l’Assemblée Générale révèlent une légère baisse des effectifs de la race Salers dans le Puy-de-Dôme

En 2026, on dénombre 17 303 vaches Salers, contre 17 305 en 2025, soit une stabilité quasi parfaite. Cependant, cette stabilité cache une tendance à la baisse de 4,9 %, depuis 2022.

Cette légère érosion s’inscrit dans un contexte national et départemental où la décapitalisation des cheptels joue son œuvre inexorable. La baisse des effectifs s'observe aussi en Charolaise dont le nombre de têtes recule de 8,4 % sur la même période. Seules les races Limousine et Aubrac progressent respectivement de +5 % et de +22,9 %.

À lire aussi : Le rameau laitier de la Salers en cours de génotypage 

Malgré tout, la race Salers reste un pilier de l’élevage allaitant dans le département, avec une répartition des exploitations marquée par une forte présence de cheptels en croisement (55 % des exploitations).

Un syndicat Salers du Puy-de-Dôme dynamique et fédérateur

Le syndicat compte 89 élevages cotisants en 2025. « Les appels à cotisation, fixés à 30 €, ont été envoyés systématiquement avec les convocations pour l’Assemblée Générale » souligne Amélie Robert, animatrice.

L’année 2025 a été riche en événements et en initiatives pour promouvoir la race Salers, malgré le contexte sanitaire incertain durant l'été.

Les éleveurs du syndicat avaient ainsi maintenu le concours départemental à Picherande, au cours duquel 31 élevages ont présenté 247 animaux.

À lire aussi : Salers traite : un système assumé, reconnu et économiquement rentable   

Les autres manifestations prévues ont ensuite été annulées face à la recrudescence de la DNC dans les régions voisines.

Les éleveurs espèrent désormais que la crise sanitaire connaîtra une accalmie en 2026 pour relancer les concours et présentations d'animaux.

Plusieurs rendez-vous majeurs sont d'ores et déjà prévus : Miss et Misters à Saint-Donat (dimanche 8 août) ; le Concours interdépartemental à Brassac-les-Mines (samedi 29 août) et le National Salers à Issoire (18-19-20 septembre) qui devait avoir lieu en 2025.

 

 

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